Ain-Temouchent

Aïn Témouchent. Les viticulteurs dans le désarroi



Depuis quelques temps, les huissiers de justice mandés par la BADR et la CRMA battent la campagne pour saisir les biens des agriculteurs insolvables. « Est-ce Bouteflika ou est-ce Alioui de l?UNPA qui a menti en nous annonçant que nos dettes seraient effacées par le Président ? » Les oreilles des parlementaires, élus locaux, chambre de l?agriculture et de la DSA ont sifflé à cette autre harangue d?un des agriculteurs qui ont bondé de leur présence les 300 places de la salle de la maison de la culture. Ils étaient venus en force de tous les coins de la wilaya pour rencontrer les autorités locales afin que celles-ci se fassent leur porte-parole auprès de qui de droit, dont le ministre de l?Agriculture qui, déplore-t-on, n?a plus mis les pieds à Témouchent depuis quelques années, alors que la situation va de mal en pis. En effet, depuis quelques temps, les huissiers de justice mandés par la BADR et la CRMA battent la campagne pour saisir les biens des agriculteurs insolvables. « Comment pouvez-vous laisser faire cela alors que c?est vous, responsables à tous les niveaux, qui nous avez incités à planter du raisin ? Vous auriez dû savoir qu?à l?étranger l?on arrachait parce que le vin se vendait moins ! Vous auriez dû prévoir que le prix d?achat qui était autour de 3 000 DA allait chuter au tiers parce que la variété de raisin plantée ne répond pas aux besoins des transformateurs. Pourquoi nous reprocher maintenant de n?avoir pas planté les cépages qu?il faut ? Pourtant les cahiers des charges ne stipulent rien de tels pour l?obtention des crédits ! Aujourd?hui, la mévente et la chute des prix ont mis à nos trousses les huissiers ! » Un autre intervenant reconnaît qu?au sein de la profession, il existe des parasites qui ont détourné les crédits accordés mais « qu?on ne nous mette pas tous dans le même panier ! » Un autre de se lever et de signaler que ce n?est pas seulement la filière viticole qui est touchée mais toute l?arboriculture : « Les abricotiers, les pêchers et les pruniers dépérissent à cause du fléau de la capnode, un parasite livré avec les plants mêmes. Or, contre cet insecte, il n?existe aucun moyen phytosanitaire, biologique ou technique ! »
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