La communauté des gens de mer demande un
régime spécifique en matière de protection et couverture sociales. C'est à
l'issue de grands débats nationaux avec la profession, toutes activités
confondues, qu'il a été possible à l'autorité de la pêche d'élaborer un dossier
volumineux portant régime spécifique de protection sociale des gens de mer, un
dossier aujourd'hui sur la table du ministère du Travail, fait-on savoir auprès
du directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Aïn
Témouchent qui précise que l'initiative d'un tel projet est l'oeuvre des
services centraux habilités de sa tutelle. En toute vraisemblance, le ministère
des Transports à charge de la gestion de plusieurs activités au niveau des
ports de pêche a pris part aux travaux d'élaboration du dit projet. Les points
nodaux discutés s'articulent plus particulièrement autour des volets liés aux
cotisations d'assurance (5% versés par le marin, 7% par l'employeur), aux
maladies professionnelles, la durée de service (20 à 25 ans), aux allocations
familiales, aux indemnités, aux accidents de travail, à la prise en charge des
marins pêcheurs pendant la période de congé technique pour cause d'intempéries.
Pour le dernier point cité, le directeur de la pêche et des
ressources halieutiques de la wilaya de Aïn Témouchent a tenu à préciser que
deux propositions ont été formulées par l'autorité de la pêche à l'échelle
centrale, la première mentionne la création d'un fonds spécial qu'il faut
définir impérativement et la seconde insérer les gens de mer dans un dispositif
financier à charge de prendre les gens de mer en matière de prestations
sociales et professionnelles durant la période de congé technique évaluée entre
4 et 6 mois. Il a fait référence à la CACOPATH agissant dans les mêmes
circonstances au profit des travailleurs du BTPH.
Cependant, il ne faut pas que ce dossier demeure coincé dans les
tiroirs du ministère du Travail car s'il y a bien des disparités à relever, des
insuffisances à combler et des injustices sociales à élaguer c'est bien chez la
communauté des gens de mer qui lorsqu'ils sont assurés touchent une retraite de
misère ne dépassant pas les 10.000 DA alors que ces derniers étaient exposés
aux dangers en permanence.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com