Ain-Temouchent - Revue de Presse

Aîn-Témouchent: La restauration du patrimoine culturel en question



Le centre universitaire d'Aîn-Témouchent (CVAT) a organisé une journée de sensibilisation relative à la culture des biens patrimoniaux et l'influence de la science sur le développement régional.

 Cette activité s'inscrit dans le cadre de la célébration du mois du «Tourath» (patrimoine) qui s'étend du 18 avril au 18 mai de chaque année. Animés respectivement par les professeurs Ghomari Fouad et sidi Mohamed Negadi, les deux thèmes visaient essentiellement à encourager les initiatives qui participent à une meilleure compréhension de la protection, conservation et la réhabilitation des biens matériels, immatériels et culturels. Profitant de la présence conséquente des étudiants, les deux orateurs s'intéressaient à initier des actions visant à aider les apprenants à développer une sensibilisation critique envers la détérioration du patrimoine (naturel, humain ou culturel) et une connaissance basique de la conservation. Ceci bien entendu a un rôle de développement de la coopération entre les étudiants qui devraient se constituer en une force associative appelée à promouvoir la sensibilisation aux problèmes environnementaux. Ainsi les projets de prise en charge de volets de sensibilisation sont nombreux. On cite ceux ayant trait à l'adoption d'une stèle, d'un monument, d'un site servant de modèle encourageant, les adeptes de la promotion à accroître davantage la motivation du public envers la dégradation du patrimoine culturel à travers un symbole ressuscitant la mémoire collective qu'elle soit historique ou spirituelle. Sur les plans des idées, il existe une nette évolution qui attribue à ce parc diversifié la notion de patrimoine de l'humanité, un domaine relevant des instances de l'UNESCO et principalement du centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM). Ainsi la promotion de la compréhension des questions de patrimoine urbain à travers la représentation de l'expansion et de l'évolution d'une ville au fil du temps doit revêtir le sceau de projet à intégrer dans les études des instruments d'urbanisme. Ceci doit faire l'objet de méthodologies communes avec la définition d'une éthique de critères et de normes techniques concernant la pratique de la conservation restauration reconnues au niveau international et nécessitant chez nous, une prise de conscience avérée pour la vulgariser au sein de larges pans de la société.

 Les recherches des uns, les expériences des autres et les études élaborées par d'autres encore constituent une ressource de soutien scientifique et pratique pour bon nombre d'experts en protection, conservation et restauration des sites archéologiques, des biens matériels et immatériels. Cependant la formation restera le moyen essentiel et la clef de voûte à même de contribuer à assurer une bonne information, à concevoir une bonne recherche et à développer une réelle coopération entre les différents partenaires de l'environnement du patrimoine culturel, humain, matériel, scientifique didactique et paysager.


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