Les filières lait et avicole reviennent à
la surface et constituent deux importantes activités à développer sérieusement
et pour lesquelles le docteur Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture et du
Développement rural, accorde une attention particulière révélée lors de
l'émission Tahaoulet de mercredi dernier. Ce n'est pas la première fois que ces
deux volets aient un tel engouement d'intéressement de la part des membres du
gouvernement qui se sont succédé à la tête du ministère de l'Agriculture.
A Aïn Témouchent, la tendance à vouloir
développer et promouvoir la production animale et avicole n'est pas chose
nouvelle mais demeure une vocation centrale qui a connu des hauts et des bas
ces dernières années, non pas parce qu'il y a un renoncement de sa pratique par
les agriculteurs, un fait développé par certains responsables qui n'ont pas
creusé davantage la réflexion pour connaître les vraies causes, mais aussi
parce que ceux appelés à accompagner les éleveurs et agriculteurs se sont
contentés de s'intéresser aux aspects secondaires en oubliant de songer et de
repenser toute la philosophie ayant trait à cette vocation. C'est sans doute ce
point précis, et cet aspect précisément, que veut mettre en exergue le docteur
Rachid Benaïssa et pour lequel il se considère favorable à prendre en charge
ces disparités qui ont faussé les programmes précédents. Il n'a pas le choix et
doit réussir dans sa démarche qui s'inscrit au titre du quinquennal 2010-2014,
un plan qui devrait être suivi de près par les services de la présidence et du
Premier ministre et pour lequel des engagements ont été donnés.
Au niveau local, c'est selon cette
dynamique que les premiers concernés de la réalisation des objectifs du
ministère appréhendent le problème et s'efforcent à être au rendez-vous des
échéances fixées. Quelle est la situation actuelle ? Et est-ce que les
conditions de faisabilité et d'accompagnement du programme sont réunies ? Les
statistiques de l'année 2008 font état «que les productions de la viande rouge
et des oeufs ont connu une diminution très importante» qui a généré des hausses
jamais enregistrées des prix. La production de la viande rouge comptabilisée en
2008 est de 18.200 q contre 32.865 q en 2007. Cette régression, par manque
d'informations, ne laisse pas l'observateur faire des constats précis et des
lectures à même d'intéresser le plan et les organes de statistiques. La même
constatation est faite pour la production des oeufs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com