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Aïn Temouchent : La livraison de quatre bateaux bloquée Actu Ouest : les autres articles



Aïn Temouchent : La livraison de quatre bateaux bloquée Actu Ouest : les autres articles
La situation des quatre bateaux, encore bloqués depuis plus de deux années, vient de se compliquer.
Sur les sept bateaux de pêche commandés par des armateurs témouchentois et dont la livraison était bloquée en raison d'un contentieux commercial ne les concernant pas, trois seulement ont été livrés dont un le mois dernier par le chantier naval turc auprès duquel commande avait été passée. La situation des quatre bateaux, encore bloqués depuis plus de deux années, vient de se compliquer. C'est ce qu'on apprend de Soussi Mohamed, un armateur qui espérait la livraison de son sardinier, la BADR ayant accepté de lui accorder une rallonge sur le crédit initial afin de satisfaire aux exigences financières du chantier naval turc. En effet, ce dernier, qui avait réclamé un supplément en raison des surcoûts, vient inopinément de changer ses identifiants.
De Anagroup qu'il se nommait, il s'appelle désormais Istanbul Maritimes, cela de façon à échapper à toute saisie à la source sur son compte bancaire en raison de son endettement. Soussi Mohamed ne verra pas le transfert de la rallonge obtenue, le crédit documentaire étant libellé au nom d'Anagroup. En raison de la réglementation relative au Crédoc, sa destination ne doit souffrir d'aucune modification. Cette nouvelle donne a mis au désespoir trois armateurs qui attendaient eux aussi de bénéficier d'une rallonge de la BADR pour se faire livrer leurs embarcations (deux chalutiers et un thonier).
D'autres surcoûts
Zenasni Miloud, un des armateurs floués, explique: «Nous nous sommes adressés à Anagroup après avoir constaté que ce chantier avait tenu ses engagements avec des armateurs de notre wilaya. Du coup, nous fûmes, en 2007, sept à nous adresser à lui. Nos bateaux arrivés à 80% de taux de réalisation et alors que nous en avions fait autant libérer par la banque, un obstacle s'est dressé. Les premiers armateurs livrés avaient refusé de faire libérer par la banque les 5% qui restaient sur le montant de la vente, soit un total de 124 000 euros, au motif qu'ils avaient des réserves sur leurs embarcations. Or, nous constatons que ces bateaux sont opérationnels ! Il y avait possibilité de trouver un terrain d'entente avec Anagroup mais rien n'a été fait.
Du coup, ce chantier, en raison du manque à gagner, garde en otage nos bateaux. Même les trois bateaux livrés moyennant le paiement d'un supplément exigé, l'ont été sans leurs équipements pour la pêche. Cette situation perdure depuis cinq années. C'est ce qui a généré des surcoûts en raison en particulier des frais d'immobilisation sur le terre-plein au port de Touzla. De même, au fil du temps, nos bateaux ont subi des dégradations. Pour les remettre en état, cela implique d'autres surcoûts. Et, avec ce qui arrive, c'est le clash. Tout cela parce que, depuis des années, le ministère de la Pêche nous a proprement menés en bateau, c'est le cas de le dire, avec des promesses, les mêmes, réitérées».
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