"Comment dépolluer les plages, les nettoyer des déchets qui y sont jetés", tel a été le thème de cette rencontre organisée récemment par la radio locale, avec la collaboration du Centre universitaire de Aïn Témouchent (CUAT).
Cette manifestation consacrée à la protection des plages et de la mer, sous le slogan "Le littoral, une ressource vitale et un espace touristique", entre dans le cadre de la semaine nationale de sensibilisation à la protection des plages et de la mer. De nombreux étudiants sont venus assister aux différentes communications présentées par les professeurs et spécialistes en la matière, notamment Dr Abdelmalek Bekkouche, directeur de l'établissement hôte.
Ce dernier a déclaré qu'il est inutile de débattre le sujet relatif à la protection des plages, sans avoir à l'esprit la notion de développement durable.
"Si le développement doit répondre aux besoins du présent, il ne devra pas par contre compromettre la capacité des générations futures", avertit le conférencier, qui citera l'auteur de cette définition faite en 1987, à savoir le Premier ministre norvégien. Pour lui, désormais, le développement durable demeure la préoccupation des Etats, des régions, des wilayas, des communes et de chaque citoyen. La protection des plages doit passer nécessairement par la mise en place d'une stratégie à court, moyen et long terme, dont la sensibilisation des différents acteurs pour l'éducation, la formation et l'information. Dr Bekkouche plaidera pour la réhabilitation de certains métiers du tourisme qui ont disparu, ainsi que la mise en place d'infrastructures adéquates.
Il s'agira, selon lui, de mener des actions pour protéger nos plages avec la mise en place d'un système d'hygiène et de sécurité. Et d'ajouter : "Je pense qu'il est temps d'améliorer les aspects d'animation au niveau des plages. Une réflexion est plus que nécessaire dans la prise en charge des aspects managériaux des plages durant la saison estivale. Une structure indépendante peut faire l'affaire. Je pense que les APC sont plus que dépassées dans ce domaine. Elles ne sont ni préparées, ni formées, ni intéressées. A titre d'exemple, le chef de plage qui a totalement disparu peut faire partie de cette structure."
Par ailleurs, d'autres communications ont été données avec différents thèmes, comme celle sur "La protection des différentes espèces marines de la pollution", présentée par Pr Belahcène Miloud. L'orateur s'est attardé sur les origines de la pollution et les dangers qui peuvent en résulter, avant de terminer par une série de recommandations destinées aussi bien à la société civile, aux étudiants qu'aux pouvoirs publics.
Pour sa part, Mme Guedoudou Djamila a abordé le thème consacré aux "institutions chargées de la protection de l'environnement de droit algérien, conformément à la loi 02-02, relative à la protection du littoral et au droit à l'information sur l'environnement". Pour Pr Ahmed Amar, "les espèces marines sont en voie de disparition par la faute de l'individu. Dans quelques années, on finira par perdre plus de la moitié de la richesse que nous avons". De son côté, M. Mecheri, directeur du tourisme de la wilaya de Aïn Témouchent, révélera que "si chaque estivant jette 400 g de déchets considérés comme le strict minimum, les 7 millions d'estivants qui sont attirés par le littoral témouchentois auront déversé l'équivalent de 7 800 t de déchets en deux mois seulement".
M. L
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Laradj
Source : www.liberte-algerie.com