Les réunions du conseil de wilaya de Aïn
Témouchent ont repris ce jeudi. L'on s'intéresse à la reprise et aux buts visés
de prime abord. Cela coïncide avec le lancement effectif du quinquennal
2010-2014 portant contrat de performance. Donc cela suppose qu'un contrôle et
un suivi rigoureux seront désormais mis en route pour accompagner l'évolution
de l'application du programme en fonction de ce que chaque secteur a arrêté
comme actions à entreprendre pour le développement local durant le contrat de
performance.
Le
coup d'envoi a été donné par le secteur de l'agriculture élargi aux forêts. Les
autorités concernées ont présenté la situation actuelle de leur secteur et les
perspectives de développement, dont la tranche annuelle de l'exercice 2010.
Abordant les bilans des campagnes moissons-battages et
labours-semailles, ainsi que le plan d'action 2010, le directeur des services
agricoles (DSA), M. Athmane Houari, s'est étalé en détail sur ces deux volets
qui ont été suivis par des débats et suggestions formulés par les membres de
l'exécutif de wilaya et les maires. L'intervention du DPAT voulait décrypter
les impacts qui ont imprimé les différentes aides et subventions cédées aux
fellahs, tout en s'éloignant «d'une représentation classique». Poursuivant ses
remarques, l'intervenant a cherché à savoir «jusqu'à quel point l'université
algérienne a participé pour apporter sa contribution scientifique pour le
développement de l'agriculture» dans différents domaines. Il cite aussi
«l'industrie de transformation», à même de mesurer la «modernisation du
secteur».
Les
observations faites par M. Bouderbali Mohamed, le wali de Aïn Témouchent,
ciblent une agriculture moderne, tout en rappelant à l'autorité agricole que le
contrat de performance ne peut atteindre ses objectifs en les construisant sur
la base de pratiques dépendant à 100% de la pluviométrie. Il a insisté sur le
fait de pousser les agriculteurs à diversifier les cultures et à «améliorer les
rendements par des techniques de pointe». Toute la réflexion doit être
focalisée dans cette optique. Allant dans le même sens, le secrétaire général
de la wilaya, Azeddine Keri, a laissé entendre que moderniser l'agriculture,
c'est aussi utiliser les potentialités hydriques de surface (petits barrages)
et les eaux non conventionnelles.
En
réponse à une préoccupation du maire de la région de Oulhaça, qui a proposé de
construire des petits barrages pour la réhabilitation des cultures maraîchères
pratiquées, le wali a situé le problème dans le camp des fellahs qui n'arrivent
pas à créer des associations, conditions sine qua non prises par le ministère
des Ressources en eau pour inscrire des opérations d'une telle envergure. Le
constat est là et il est amer, d'autant plus que les retenues d'eau et les
stations de lagunage sont quasiment inutilisées par le secteur de
l'agriculture.
Par
ailleurs, les discussions se sont orientées par la suite vers la viticulture,
qui a connu, pour la seconde fois depuis l'indépendance, un arrachage sauvage à
l'issue de la mévente du raisin de cuve en 2005 et 2006. Intervenant pour
donner des explications, le DSA a tenu à préciser que les fellahs ayant
bénéficié d'aides et de subventions de la part de l'Etat au titre du PNDA, et
qui ont arraché la vigne, seront poursuivis. Le wali a renforcé cette position
et attend que l'action soit concrétisée sans tarder. Mais on ne sait pas
précisément si l'effacement des dettes des agriculteurs a touché ceux ciblés
par l'intervention du DSA.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com