Les producteurs de tomates et de poivrons, soit une quarantaine de fellahs identifiés par la DSA, ne pourront pas prétendre au bénéfice d'une indemnité suite au sinistre résultant des pluies diluviennes de la semaine passée.Ces dernières ont été particulièrement dévastatrices dans cette zone de montagne, leurs eaux dévalant furieusement les collines ont tout arraché sur leur passage. La grêle a fait le reste.
Employant près de 200 aides familiaux et salariés, les terres étant de petites parcelles familiales, les victimes en appellent à l'aide de l'Etat, un soutien dont cette région n'a commencé à bénéficier que récemment au titre des programmes nationaux de développement agricole. A cet égard, les terres arrachées à la montagne ne relèvent ni des EAC ni des EAI et donc pas du domaine étatique.
Pas familiers des mécanismes de soutien à l'agriculture, les exploitants dont les terres sont pour la plupart dans l'indivision et sans titre de propriété, ils n'ont eu droit à des cartes professionnelles qu'il n'y a pas longtemps, ces cartes étant les sésames pour devenir à plein titre un interlocuteur de l'administration. De la sorte, il n'est aucun qui ait souscrit à une assurance auprès du Fonds national des garanties des calamités agricoles, ce qui les prive du bénéfice d'une indemnité. Dans une lettre adressée aux autorités, les sinistrés indiquent être au nombre de 400 et qu'il n'y a pas seulement que les parcelles de poivrons et de tomates qui ont été perdues. Il y aurait également les serres, du bétail mais également des batteries d'élevage de poulets.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com