Ces dernières années, l'implication de la
femme dans les réseaux de contrebande est passée à un niveau d'activité assez
inquiétant qui suscite des interrogations et des préoccupations, aussi bien
pour des observateurs habilités à faire des lectures d'analyse que pour les
dispositifs de prévention et de lutte.
L'observateur s'autorise à prendre cette
voie quand il étude les statistiques de la sûreté de wilaya de Aïn Témouchent,
lesquelles, chiffres à l'appui, attestent cette évolution. Ainsi, en 2009, il a
été enregistré 7 affaires concernant 2 femmes, contre 56 affaires en 2010 avec
35 femmes impliquées. Le seuil est passé de 1,88 à 15,02 pour 100.000
habitants, alors que le taux de fluctuation est monté de -0,4 à +49.
Approximativement, la courbe liée aux infractions sexuelles, y compris le viol,
épouse la même allure que celle plus haut citée. Ainsi, le nombre d'affaires
portées à la connaissance de la police est de 55 en 2009, impliquant 11 femmes,
contre 42 cas en 2010 mettant en implication 30 femmes. Les statistiques
criminelles enregistrées à travers la wilaya par la police durant les années
2009/2010 sont restes muettes vis-à-vis de cette évolution notable. Mais si,
pour les réseaux de contrebande, on assiste à une activité accrue des femmes
âgées, pour les infractions sexuelles, y compris le viol, aucune lecture n'a
été portée à la connaissance de la presse écrite. Les poches de pauvreté sont
des foyers d'incubation de sélection avérés.
Cependant pour les infractions et vols,
toutes catégories confondues, les mineurs sont de plus en plus impliqués et la
courbe est en hausse. En 2009, il a été enregistré 410 affaires impliquant 87
mineurs contre 360 en 2010.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com