Ain-Temouchent - A la une

Aïn Témouchent



Aïn Témouchent
Depuis quelques temps, les passants circulant du côté du siège la wilaya n'en reviennent pas en voyant ouvertes les grilles de la place Emir Abdelkader, où trône une statue équestre de l'illustre homme.D'aucuns ont pensé que c'était pour permettre aux agents de nettoiement de la commune d'y accéder. L'ex-wali avait décidé, il y a plus de trois ans, de clôturer l'espace de hautes grilles. L'administration avait profité du financement du programme étatique d'embellissement de l'espace urbain pour réaliser ce travail, non pas dans cette perspective comme on pouvait le croire, mais pour en interdire l'accès. C'était à cette époque où l'immolation était devenue un mode de protestation. Pourtant, aucun cas de ce type n'a eu lieu devant la wilaya, où l'on venait juste pour des sit-in.Refoulés, les protestataires s'installaient sur la place Emir Abdelkader, baptisée par eux place Tahrir. Une fois placés derrière les barreaux, l'Emir Abdelkader et sa place devinrent le lieu de prédilection des consommateurs de liqueurs éthyliques ou de substances illicites. Ils y trouvaient le moyen de s'y mettre à l'abri de toute inquisition d'autant que tout ce qui s'appelle débit de boissons alcoolisées était fermé sous de fallacieux prétextes tout comme récemment à El Malah. Il reste que les gens ont finalement perdu l'habitude d'y entrer, particulièrement les passants, qui l'empruntaient par n'importe quel bout pour prendre un raccourci, ce qui y créait une rassurante animation. Depuis qu'il n'y a que deux portes ouvertes, à moitié d'ailleurs, personne n'y pénètre, sentiment d'insécurité oblige. C'est que, fait aggravant, celui qui s'y aventure devient invisible de l'extérieur, la place étant dans un profond dénivelé. Pis, il ne voit plus grand-chose de cet extérieur. Du coup, l'endroit demeure désespérément vide, d'autant qu'elle n'est pas incluse dans une cité, entourée qu'elle est d'administrations. Pourtant, selon nombre de personnes des cités voisines, elle pourrait devenir un lieu récréatif si l'on prenait la peine de la remblayer en y déversant quelques milliers de tonnes de terre arable que les camions des chantiers jettent inutilement ailleurs. Elle pourrait ainsi être surélevée à moindre coût et devenir un vrai espace public.


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