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Aïn Témouchent



Aïn Témouchent
La majorité des 57 salariés algériens de la station de dessalement d'eau de mer (SDEM) d'Oued El Hallouf ont manifesté leur frustration de se voir de nouveau imposer des contrats à durée déterminée (CDD), ce qui les contraint à la situation d'une main d'?uvre taillable et corvéable à merci.Cette situation leur est imposée par un système de vases communicants et d'arrangements juridiques entre tous les intervenants du groupe espagnol majoritairement propriétaire de la SDEM. Ils ont dû s'y soumettre mais jusqu'à quand' Du moins, selon d'aucuns, tant que leurs salaires demeureront à un niveau jugé acceptable.Pour rappel, la SDEM emploie 80 salariés dont 98% sont algériens. Côté patronat, les gestionnaires de l'usine se sont plaints au chef de l'exécutif de wilaya du retard pénalisant dans la publication de l'hypothèque signée au profit de la BEA d'autant que la régularisation de la propriété sur l'assiette foncière avait aussi bien tardée.L'autre problème soulevé est celui de la pénurie de l'acide sulfurique, une pénurie qui a été anticipée pour une durée d'un mois, le fournisseur traditionnel, Alzinc Ghazaouet, fermant durant juillet pour travaux de maintenance : «En prévision de cela, nous avions constitué un stock de 300 t pour une consommation quotidienne de 10t/jour. Mais voilà, l'arrêt a perduré et nous venons d'apprendre incidemment que l'arrêt d'Alzinc n'est plus technique mais d'ordre financier. L'unique solution pour nous est de recourir à l'importation de cette matière mais nous préférons modifier le process de désalinisation en diminuant la consommation d'acide».Sur les arrêts de production de la SDEM, l'un est programmé sur une dizaine de jours en mai de chaque année pour assurer la maintenance, d'autres plus aléatoires lorsque l'eau devient bourbeuse en raison de la houle et devient impropre au dessalement. Sur la question de savoir comment est assurée la soudure, le cratère de Dzioua d'une contenance de 13 millions de m3 assure le relais, lequel cratère et ses dépendances appartiennent à l'ADE.Son eau est pompée sur la Tafna par l'ADE. Pour la petite histoire, on se rappelle la colère de Youcef Youcefi, alors ministre de l'Energie en visite en septembre 2011, lorsqu'il apprit que la SDEM ne possède qu'un réservoir de stockage de 5000 m3 alors qu'elle est tenue de livrer journellement 200 000 m3. En vérité, le ministre en posant la question connaissait la réponse.Son intention était de mettre en exergue le fait que le stockage était anormalement à la charge du client qu'est l'ADE. Il est même allé plus loin en soulevant, mine de rien, un gros lièvre, à travers la multiplication des intervenants uniquement ibériques tant dans la conception, la réalisation, l'expertise et l'exploitation de l'usine ! Pis, il s'avère qu'il s'agit de groupes dont les activités sont fusionnées, ce qui pose la question du conflit d'intérêt. D'où d'ailleurs, l'artifice juridique mis en ?uvre et permettant de tirer profit de l'article 12 de la loi 90/11 régissant les relations du travail au détriment des salariés de l'usine. Subsidiairement, au cours de la visite du wali, il est apparu que le m3 d'eau dessalée revient à 100 DA à l'ADE qui le vend au consommateur au prix de? 6DA.Enfin, signalons que la première promotion d'ingénieurs en dessalement de l'école nationale polytechnique d'Oran, une trentaine, formés pour l'aspect pratique de leurs études à la SDM, les achèveront l'année prochaine


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