Ain-Temouchent - A la une

Aïn Temouchent



Aïn Temouchent
La récolte des olives a été entamée précocement, trois semaines avant début novembre, sa période habituelle. La raison ' Le pouvoir de décision a échappé tant aux oléiculteurs qu'aux transformateurs.Ces trois dernières années, de nouveaux intervenants imposent leur loi dans la filière. Ainsi, le prix, à l'achat, a été maintenu au même niveau que lors de la campagne passée, cela bien que l'olive soit disponible et que cette année aucun acheteur de l'est du pays n'est venu renchérir, la récolte est bonne cette année en cette région : «Il est anormal qu'à Témouchent, le prix de l'olive, selon sa qualité, oscille entre 65 et 75 DA le kg alors qu'à Sig où la demande des transformateurs est bien plus importante, il se situe entre 65 et 68DA ! Cela parait peu sur 1 kg mais sur plusieurs tonnes, cela chiffre beaucoup trop !» peste Chiali Nejmeddine, producteur d'huile d'olives. Il y a une faune qui s'est emparée des rênes du marché, ne craignant pas de frayer avec le banditisme. Des groupes de quatre à cinq individus dévastent les oliveraies pour leur compte ou pour celui d'un autre.Les plaintes des agriculteurs auprès des services compétents demeurent sans suite. Et alors que les oléiculteurs payaient 350 DA la cueillette d'une caisse de 18 à 20kg, ils ont dû s'aligner sur les chapardeurs en offrant 500 DA. Mais si les écumeurs d'oliveraies n'on rien à perdre, l'agriculteur n'est pas dans la même situation puisque lui a consenti un investissement.D'aucuns des professionnels s'interrogent sur le fait que des jeunes vendent sur le bord des routes de l'olive volée sans être inquiétés alors que de nombreux commerces dont l'activité n'a rien à voir avec l'oléiculture, achètent et vendent l'olive et l'huile d'olive : «Le manque d'hygiène est flagrant, l'huile de qualité douteuse est écoulée sans registre de commerce et la direction de wilaya du Commerce semble regarder ailleurs».A cet égard, on signale qu'à Aïn El Arba, un vendeur de matériaux de construction se fait une fortune dans le créneau de l'olive. «Il est anormal que l'Etat qui a consenti des efforts financiers considérables tant dans la plantation que la création d'unités de transformation puisse demeurer dans l'expectative, à l'heure où il est question de soutenir l'investissement productif !»Aux dernières nouvelles, le litre d'huile qui coutait fin octobre 650 DA est passé à 700 DA. On s'attend qu'il atteigne les 1000 DA, des échos venant de l'est du pays rapportent aux transformateurs qu'à Batna, il serait cédé à 1200 DA.


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