
Ces familles, faut-il le rappeler, ont érigé leurs logis sur une assiette de terrain consacrée à des locaux commerciaux abandonnés depuis 1998 et que l'Agence foncière avait attribués à des particuliers.Les averses qui se sont abattues, en fin de semaine écoulée à Aïn Témouchent ont provoqué une véritable panique chez les citoyens, notamment ceux habitant les vieux immeubles et les taudis. Tel est le cas des habitants de «Douar plastic», un quartier populaire, qui ont connu une grande peur lorsque les torrents d'eau se sont déversés sur leurs habitations emportant mobilier et divers objets hétéroclites qui servaient de supports à leurs taudis.Des déchets de boiserie, de la tôle, de la toile, des lambeaux de plastique et des matériaux de construction que les eaux, dans leur furie, ont emportés. Ces familles, faut-il le rappeler, ont érigé leurs logis sur une assiette de terrain consacrée à des locaux commerciaux abandonnés depuis 1998 et que l'Agence foncière avait attribués à des particuliers. Le comble, c'est que les autorités locales n'ont strictement rien fait pour empêcher le phénomène d'implantation des baraques qui ont terni l'image de la ville et qui peuvent, à terme, être source de délinquance.De «Graba» à «Douar Plastic»Les familles qui habitent ce douar sont au nombre d'une trentaine et ont investi ce lieu au moment où les autorités locales ont entamé l'opération de démolition/relogement d'une bonne partie de ce quartier ex-«Graba» datant de l'ère coloniale, où l'habitat était considéré comme précaire.Lors de notre déplacement sur les lieux, certains habitants rencontrés revendiquaient leur droit au logement. «Nous demandons à être logés au même titre que les autres. Nous n'avons pas où aller. Nous sommes des enfants de Graba depuis plusieurs générations et nous méritons des logements décents. Nous avons souffert durant l'été et nous craignons l'hiver, mais nous voyons que les responsables se sont clairement détournés de notre cas», clament-ils à l'unisson.Selon le chef de la daïra de Aïn Témouchent, ces familles ont squatté une assiette de terrain qui n'appartient pas à l'APC et, par conséquent, leur cas n'est pas inclus dans le programme de résorption de l'habitat précaire. Si les familles ont déposé des dossiers, leur cas seront étudié comme les autres postulants sans aucune préférence, nous a-t-il déclaré. Dans le même contexte, le directeur de l'Agence foncière de la wilaya a avoué qu'une action en justice a été lancée à l'encontre des bénéficiaires de ces locaux. Pour ces infortunés, peu importe les résultats de cette action, l'essentiel est le relogement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : O Salem
Source : www.elwatan.com