
Alors que son terrain d'assiette avait été retenu par la wilaya depuis 2004, cela au regard des fortes potentialités touristiques de la région, voilà qu'enfin le projet d'un institut national de formation aux techniques touristiques et hôtelières doit voir le jour.Cependant, d'aucuns, au regard de l'horreur architecturale à laquelle il va donner naissance, espèrent qu'il fasse partie des projets devant être abandonnés, au même titre que nombre d'autres pour raisons de restrictions budgétaires. La désagréable surprise a été donnée à découvrir, fin août, lors de la visite du responsable en chef du gâchis de l'autoroute Est-Ouest, l'actuel détenteur du portefeuille du ministère de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat.Pis, alors que lors de sa visite aux chantiers de réalisation de quelques hôtels à travers la wilaya, il n'a pas cessé de faire la leçon aux promoteurs, les invitant à aller s'inspirer en matière d'architecture de ce qui se fait en Tunisie et ailleurs, il n'a pipé mot face à l'horreur qui lui a été présentée. Forcément, a-t-on compris, c'est parce que l'étude a été avalisée par son propre ministère. Il était prévu que les travaux démarrent ce mois suite à l'achèvement de l'étude de réalisation.Dans la semaine suivant sa visite, il devait être procédé à l'étude des offres des entreprises ayant répondu à l'avis d'appel d'offres national. Destiné à former des cadres et des agents pour le secteur du tourisme ainsi que la formation continue des personnels du secteur, il s'est vu allouer une autorisation de programme de 500 millions DA pour sa construction et son équipement. Cet institut devrait accueillir, une fois réalisé, 300 étudiants dont 150 bénéficiant du régime d'internat au profit des wilayas de l'Ouest du pays. Les profils concernent ceux des techniciens supérieurs en métiers hôteliers, notamment des guides touristiques.Le projet a été inscrit en 2009 dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014 mais il a fait l'objet d'une étude de réadaptation qui l'a réduit à l'apparence d'une caserne plutôt que d'un lieu destiné à cultiver le raffinement chez les apprenants. Cependant, bien que le ministère des finances n'ait accepté de débourser que 47% des 1,57 milliard de dinars arrêtés par l'étude préliminaire de ce projet, ne pouvait-on imaginer une formule intermédiaire' D'où d'ailleurs les retards et le bâclage de la deuxième mouture du projet.Aux dernières nouvelles, selon les décisions gouvernementales, l'ordre de service de sa réalisation n'ayant pas été attribué à une entreprise, il ne risque pas de voir le jour. Auquel cas, cela serait de l'argent jeté par les fenêtres. Ceux qui applaudissent à son enterrement, espèrent que, lorsque des jours économiquement meilleurs seront là, l'étude soit elle aussi enterrée au profit d'une autre pas nécessairement coûteuse mais plus aimable.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com