
«Nous, agriculteurs, avons tout fait auprès de la wilaya pour qu'on nous trouve une solution après la fermeture de la station d'essence de la daïra. Rien n'y a fait.Cela fait déjà un mois et cela correspond au plus mauvais moment, celui de la moisson battage. Pis, il reste deux autres mois à tirer au vu de la sanction qui a frappé le débiteur de carburant», s'exclame un céréaliculteur rencontré à une station service qui a bien voulu lui remplir deux jerricans de mazout. «Vous savez la moissonneuse ne m'appartient pas, je ne fais que la louer comme tout le monde dans le coin.Alors, il faut l'alimenter en carburant sinon son propriétaire va travailler ailleurs d'autant que le travail ne manque tant ici à Témouchent, qu'à Sidi Bel Abbès ou ailleurs». Ainsi, la préparation de la campagne moisson battage par les autorités a tout prévu sauf l'indisponibilité du carburant dans la zone céréalière la plus intéressante, celle où l'on pratique l'intensification et la production de semences.Elle est la victime collatérale d'une lutte contre les hallabas mais qui ne s'attaque pas à eux directement. Elle sanctionne plutôt les propriétaires des stations services qui les servent et qui, eux, s'estiment dans leur rôle de commerçants : «S'ils veulent faire cesser le trabendo sur le carburant, ils n'ont qu'à contrôler la frontière.Et puis, ceux qui sont à la base de la décision de fermeture connaissent les hallabas. Pourquoi ne les arrêtent-ils pas' Pourquoi n'y aurait-il pas un arrêté en ce sens' Les semi-remorques qui ne servent à aucun transport sont identifiés, non'» rétorque-t-on à juste titre mais non sans mauvaise foi parce que ceux qui tiennent ces propos le savent aussi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com