Ain-Temouchent - A la une

Aïn Témouchent



Aïn Témouchent
La ville de Témouchent a vite grandi. Elle couvre 1013 ha actuellement contre 169 à l'indépendance.Et si, à la fin de 1974, elle occupait 459 ha, en 2000, au moment du séisme qui a ravagé une partie de la ville, elle s'étalait sur 629 ha. C'est dire si, depuis, en l'espace de 15 années seulement, elle a presque doublé de superficie. Il est ainsi apparu que les importantes superficies dégagées pour son extension à long terme, soit 174,5 ha lors d'une première révision de son plan d'aménagement et de l'urbanisme (PDAU), ont été totalement consommés à moyen terme.Cependant, toute extension est problématique : la plupart des terres agricoles de la commune sont à fortes potentialités agricoles alors que la surface agricole utile (7 483ha) rapportée à la superficie totale (8 014ha) donne 94,63%. Ceci étant, la première phase du projet de PDAU présentée, hier, par le bureau d'étude URBAT, table dans ses projections sur une hypothèse moyenne de 450 ha pour le long terme.Lors du débat, le représentant de la commune a rué dans les brancards pour que soit au préalable densifié le tissu urbain par la consommation des poches de terrain existantes au niveau de l'ancien centre ville : «Il y a des enclaves de 800 à 1000 m² non clôturées et livrées à l'abandon depuis le séisme de fin 1999 qui a détruit les constructions qui les couvraient.Elles appartiennent en copropriété aux domaines, à l'OPGI et à des particuliers qui, eux, sont demeurés dans l'indivision pour cause d'un héritage non soldé. D'autres ont été acquis par des spéculateurs qui attendent une remontée des cours pour vendre? peut être à d'autres spéculateurs.Là, une volonté politique de la part de l'Etat s'avère impérative pour résoudre la question». Par ailleurs, dans les autres lotissements comme au niveau des zones industrielles et d'activités, des lots de terrain n'ont pas été bâtis par leurs acquéreurs censés être des investisseurs. Tous ces lots font eux aussi l'objet d'une spéculation effrénée.Le wali a instruit l?agence foncière et la direction de l'Industrie en vue de traduire en justice les contrevenants afin de récupérer les terrains en question dans la mesure où ils devaient être construits dans les trois années suivant leur acquisition auprès des domaines.Néanmoins, au regard de la réglementation, cette action risque de ne pas être juridiquement recevable dans la mesure où ces terrains ont été vendus par leur premier acquéreur, le seul qui a émargé le cahier de charges stipulant le délai de trois années. Une autre question a été soulevée : celle de l'extension ou pas des zones industrielles et d'activités, la municipalité revendiquant l'extension de façon à s'assurer des ressources financières, l'administration de wilaya et la DUCH, elles, n'y étant pas favorables.


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