
Le poisson se vend toujours dans d'insatisfaisantes conditions d'hygiène. Il est transporté depuis le port de Bou-Zedjar ou Béni-Saf et exposé à la vente sans le moindre bout de glace pour préserver sa fraicheur.Une distribution depuis le 1er mai dernier de kits pour poissonniers ambulants avait pourtant laissé croire à un renversement de la situation. Le kit en question est constitué d'un cyclomoteur avec en remorque une glacière de 500 cm3 contenant quatre casiers en plastique. De même, il comprend une balance électronique, une tenue pour le vendeur et un casque de sécurité pour la circulation à moto.Facturé à 100 000 DA l'unité, il est financé par l'ANGEM, un dispositif de microcrédit qui ne concerne pas que les jeunes. Mais pour prétendre au financement de ce kit, le candidat doit être un poissonnier ambulant de façon, a-t-on pensé, à éliminer d'éventuels indélicats bénéficiaires qui revendraient leurs kits aussitôt qu'il leur aurait été livré.Cependant, au bout du compte, à Témouchent et à travers les communes où ces kits devraient être visibles, ils ne le sont pas. La raison est qu'en six mois, 28 kits ont été distribués, soit une moyenne de un pour chacune des communes de la wilaya. En fait, l'opération a été un échec puisqu'actuellement seulement 13 candidats au kit attendent que leur demande soit prise en charge ; ce qui signifie clairement que le plus gros des vendeurs en activité n'est pas intéressé.Par ailleurs, renseignement pris, l'entreprise publique qui fabrique les kits en question n'arrive pas à satisfaire la commande passée par le dispositif de soutien à l'emploi. En outre, 19 camions-frigo au profit du commerce de poisson devaient être également livrés à des candidats à ce type de commerce.Certains d'entre eux devaient être mis en contact avec la ferme aquacole marine de Msaïd qui commercialise, depuis quelques mois, la daurade et le loup de mer qu'elle produit, une production vendue en gros. Or, aucun de ces poissons dont le prix concurrentiels au détail à hauteur de 500 et 550DA n'est encore disponible sur les étals témouchentois.Enfin, selon d'aucuns, il existe d'autres fabricants de kits dont des tricycles équipés d'une cellule frigorifique avec une charge maximale de 350kg, soit près de 3 fois supérieure à celle du kit produit à Guelma et qui ont l'avantage de servir pas seulement à la vente du poisson mais à tout produit alimentaire nécessitant du froid. Pourquoi alors, s'interroge-t-on, ne prospecte pas de ce côté-là '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com