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Dimanche matin, il se trouvait toujours devant le siège de la circonscription des forêts, un paquet de paperasses entre les bras. Certes, il n'était qu'à son premier jour de grève de la faim, mais il peut risquer gros à cause de son état de santé.Sahraoui Brahim, c'est de lui qu'il s'agit, a décidé de se priver non seulement de nourriture mais aussi de son traitement médical. Une décision qui peut lui jouer un mauvais tour, lui qui serait porteur du diabète type 1 (insulinodépendant). Le pourquoi de cette action ' Ce brigadier de la Conservation des forêts de Aïn-Temouchent (ex-ITMA) s'est vu refuser après l'avoir sollicité le logement de fonction laissé vacant par un autre cadre affecté dans la wilaya de Tlemcen en juin 2013.Ce père de famille de 4 enfants explique qu'il ne sait à quel saint se vouer après avoir frappé à toutes les portes. Sahraoui Brahim, 36 ans dont 11 aux services des forêts, a décidé de repasser à l'action. Car il avait auparavant entamé une première grève de la faim, en mars dernier, pour y mettre fin après avoir reçu la promesse que son problème sera réglé avant la fin du mois d'avril. Aujourd'hui, chemin faisant, pour lui rien n'a été fait pour le mettre lui et sa famille dans une position socialement décente.«Je suis fonctionnaire dans cette entreprise publique, un logement de fonction est libre. Je l'ai sollicité, je suppose que j'ai le droit d'en bénéficier et de l'habiter tant que je suis aux services des forêts». Brahim ajoutera qu'on lui avait proposé un logement social mais qu'il n'a rien vu de concret. «Mon seul recours est de dénoncer publiquement cette désocialisation et ce non-respect envers une cause familiale».Pour la famille Sahraoui, la descente aux enfers peut être plus terrible. Elle peut se retrouver à la rue d'un moment à l'autre. Le propriétaire de l'appartement qu'occupe Brahim et sa famille leur avait signifié de quitter les lieux avant le 31 janvier. Un huissier serait même engagé pour prendre en charge la procédure d'expulsion, estime notre homme. Ses pépins de santé, conséquence de son problème social, soutiendra t-il, l'ont même contraint de démissionner de son poste de membre du syndicat de l'unité. «Je voulais surtout m'enlever la soi-disant faveur de syndicaliste, histoire de me mettre à pied d'égalité que tous les autres agents, affirme-t-il.Depuis, sur une banderole accrochée sur lui, il explique son action mais surtout expose sa santé au danger. Pour en savoir plus sur la question, nous avons contacté le premier responsable de la Conservation des forêts de Aïn-Temouchent. Ce dernier n'a même pas daigné donner, au téléphone, son avis sur la question.


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