
Près de quatre années après son achèvement et son équipement et des travaux qui avaient débuté en 2005, la cour de justice de Témouchent est enfin entrée en service après son inauguration à la fin de la semaine écoulée.Si toute cette durée, la nouvelle institution est demeurée fermée, c'est parce que le ministère ne disposait pas de suffisamment de magistrats du rang de conseillers pour les lui affecter. Pis, le ministère savait, dès le lancement des travaux, qu'elle ne serait pas opérationnelle sitôt le chantier achevé. En effet, il a profité de la disponibilité à profusion du financement étatique pour inscrire le projet. Néanmoins, d'un autre point de vue, il y avait urgence à ce que la cour ouvre ses portes, sachant que près de 60% des affaires enrôlées par la cour de Sidi Ben Abbès provenaient de la wilaya de Témouchent.A cet égard, ce n'était pas tant le fait que la criminalité à Témouchent serait plus importante qu'à Sidi Bel Abbès mais c'est surtout le nombre élevé de recours des justiciables témouchentois qui engorgeait la cour de Sidi Bel Abbès dont relevaient les quatre tribunaux de Témouchent et les quatre au pays de la Mekerra. C'est en raison, expliquent des avocats, de l'insatisfaction des justiciables face aux jugements des tribunaux de première instance, jugements considérés comme expéditifs d'autant que le recours en seconde instance les annulait parfois. Est-ce à dire qu'il y a eu de nouveaux magistrats pour pourvoir la cour de Témouchent ' De source judiciaire, on répond par la négative.C'est une partie des magistrats de la cour de Sidi Bel Abbès qui a été affectée à Témouchent, ce qui aurait pu être fait depuis quelques années déjà, estiment d'aucuns, ce qui aurait épargné bien des embarras aux justiciables témouchentois. A signaler par ailleurs que, lancés avec une autorisation de programme de 250 millions DA, celle-ci a été réévaluée en cours de réalisation à 939 109 000 DA, le suivi des travaux ayant été bizarrement, comme pour un certain nombre d'autres projets à travers la wilaya, à la Direction de l'administration locale (DAL) qui n'a aucune qualification en la matière, ce qui explique bien des avanies en matière de conception et de vices de construction qu'il a fallu pallier moyennant des surcoûts.Réalisée sur un terrain d'assiette de 15 700 m2 pour une superficie bâtie de 7.500 m2 sur six niveaux, la cour à l'architecture intérieure de haut standing comprend quatre salles d'audience, une salle de conférences et 82 bureaux.Les avocats y disposent de deux bureaux au rez-de-chaussée et au 1er étage. Le 2ème étage est affecté au parquet alors que le 3ème l'est à la magistrature assise. En sous-sol, sur 1 500 m2, des salles d'archives, un entrepôt, des garages et des geôles ont été aménagés. Enfin, à l'écart de la monumentale bâtisse, quatre villas de fonction en R+1 ont été réalisées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com