
Contrairement aux affaires qui ont défrayé la chronique relativement aux arnaques de souscripteurs au LSP, celle dont ont été victimes d'autres souscripteurs à AïnTolba, n'a pas été le fait d'un promoteur indélicat.En effet, dans cette petite ville située à 15 km à l'ouest de Témouchent, en bord de la RN 33, il se construisait 15 logements LSP dont le promoteur s'est retrouvé en prison pour une histoire de délivrance d'un chèque sans provision.Pour que le projet aboutisse malgré son incarcération, l'entrepreneur confie par procuration à son épouse le suivi des travaux.Or, que ne voilà-t-il que se présente, venant d'Alger, un aigrefin qui se fait passer pour un conseiller juridique. Il promet monts et merveilles dont une issue heureuse pour l'époux écroué. Il se voit confier bureau, cachet humide et tout ce qui s'ensuit pour gérer la situation. Il réussit ainsi à escroquer des candidats au LSP en leur soutirant pour près de 10 millions de DA. Cette affaire étant liée à une nouvelle histoire de chèque sans provision pour laquelle un entrepreneur est emprisonné, il n'est pas inintéressant d'en signaler les dessous.En effet, il se trouve que les entrepreneurs et autres artisans travaillent généralement à découvert, leurs situations de travaux étant généralement acquittées hors délais pour mille et une raisons dont la principale est la bureaucratie et tous ceux qui, utilisant ses leviers, en profitent pour tirer des dividendes. Ne pouvant pas toujours compter sur les banques pour un crédit, ils ont affaire à des usuriers qui ont pignon sur rue. Ils s'endettent au-delà de toutes mesures et remettent des chèques comptant sur leur bonne étoile.Leur fragilité financière et les surcoûts qui surviennent font le reste. A cet égard, en témoigne leur allure qui, un jour, ils roulent carrosse au sens propre du mot et un autre jour empruntant les transports en commun. Enfin, les magnifiques voitures au volant desquelles on les voit parfois ne sont qu'un moyen de thésauriser de l'argent pour les cas de coup dur. Ces véhicules qu'ils utilisent pour leur déplacement, ce n'est pas effectivement pour la frime seulement. Ils les vendent au premier accroc en particulier lorsqu'ils sont contraints de payer leurs salaires à leurs ouvriers de façon à les garder sur leur chantier. C'est dire si l'escroquerie, en général, croît sur un terreau fertile.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com