La wâada, un patrimoine à valoriser
Dés le début du printemps, cette année, trente wâadas ont été organisées à travers le territoire de la wilaya d’Aïn Témouchent. La plupart de ces rendez-vous populaires et familiaux étaient accompagnés de fantasia, appelée communément dans la région et localement «goum»
Pour quelques autres waâdas, les organisateurs se sont limités à offrir le mets traditionnel qu’est le couscous. Un geste, d’ailleurs de grande générosité et qui n’est pas insignifiant si l’on considère le prix de revient d’un modeste plat de couscous. Parmi les waâdas les plus éclatantes, on peut citer celle de la zaouia des Ouled Ahmed dans la région du littoral à Ouled Kihel où les disciples du saint patron sont originaires d’El bayadh, de Saîda et de Mecheria et qui manifestent, à chaque rendez-vous annuel, une allégeance à leur guide à titre posthume. Cette wâada fut marquée par la cavalerie traditionnelle, des chevaux bien décorés ainsi que leurs cavaliers. Une autre wâada, d’une ampleur régionale et différente par sa forme, fut celle d’Ouled Touat. Les participants affluèrent de plusieurs wilayas de l’Ouest.
Ces waâdas sont importantes pour les populations rurales et semi urbaines. Elle permettent l’émergence de valeurs consacrées dans notre société et puisent leurs racines dans tout ce qu’il y a de profondément humain chez-nous. Elles perpétuent la tolérance, la fraternité et la solidarité entre tous les Algériens, les membres des familles et les tribus. Elles offrent des spectacles riches et divers qui nécessitent d’être revalorisés et sélectionnés pour développer la culture populaire locale.
Sur un autre plan, les responsables locaux envisagent la création d’une structure wilayale pour développer l’élevage des chevaux dans le cadre d’une jumenterie. Pour permettre aux jeunes de découvrir les techniques et les plaisirs de l’équitation et pourquoi pas, organiser des courses hippiques puisque la région est nantie en chevaux. D’autant plus que chaque commune de la wilaya possède sa propre troupe de cavaliers. Seulement, ces derniers ont longtemps attendu le soutien des autorités pour développer l’élevage équin.
Pour revenir à la wâada, il faut signaler que ces fêtes populaires ont animé la scène wilayate tant sur le plan culturel et social qu’économique. En plus, elles ont drainé des vagues de visiteurs en cette période estivale.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com