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OUYAHIA À AIN DEFLA : «Nous sommes sortis du virage où beaucoup nous attendaient»



OUYAHIA À AIN DEFLA :                                    «Nous sommes sortis du virage où beaucoup nous attendaient»
C'est dans la salle omnisports de Aïn Defla qu'Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, a animé hier lundi en milieu de matinée un meeting dans le cadre de la campagne électorale pour les élections du 29 novembre.
A peine a-t-il franchi l'entrée que les quelque 600 à 700 militants et sympathisants présents se sont levés pour l'ovationner et l'acclamer au milieu des youyous qui ont fusé de toutes parts, la gente féminine était largement présente. Sans tarder, il commence par rappeler le rôle historique joué par la région de Aïn Defla, depuis l'Emir Abdelkader, le fondateur de l'Etat algérien, qui a établi sa garnison à Miliana en passant par la large contribution des habitants à la Révolution en lui donnant les meilleurs de ses enfants à l'image du colonnel Bougara et autre Zendari, jusqu'à la lutte contre les hordes terroristes et les énormes sacrifices consentis par les populations qui ont payé un lourd tribut, sans omettre les DEC et autres «patriotes». Il enchaîne en demandant à tous de mesurer tous les progrès et le développement, tous secteurs confondus, qui ont été réalisés en 50 ans d'indépendance. Pour ce faire, il demande aux anciens de raconter aux jeunes ce qu'était l'Algérie en général et la région de Aïn Defla en particulier, en 1962. «Cela nous permettra à tous de faire la comparaison et ainsi de prendre conscience du bien-être que nous connaissons.» Ouyahia demande à ce qu'on voit ce qui se passe dans nombre de pays occidentaux et voisins à savoir, une crise économique douloureuse, une augmentation du chômage, des salaires impayés, des restrictions et même des diminutions des pensions de retraite… Ce n'est pas notre cas maintenant, personne ne peut le nier. Ouyahia rappelle aussi que si nous n'avions pas été confrontés à ces lourds handicaps, des années de retard, la cherté de la vie, la décennie noire et ce qu'elle nous a coûté, des centaines d'entreprises fermées, les sacrifices humains… l'état de développement de notre pays serait bien plus avancé. Il évoque aussi les événements appelés désormais «Printemps arabes». A ce sujet, l'ancien Premier ministre dira : «Nous, nous sommes sortis du virage, là où justement beaucoup nous attendaient en se frottant les mains» et d'ajouter : «Maintenant notre pays est devenu stable sécuritairement et financièrement, mais nous n'avons pas le droit de nous livrer à des gaspillages». Cependant, il reconnaît que même si beaucoup a été fait, il n'en demeure pas moins que beaucoup reste à faire surtout dans nos campagnes, nos villages et nos douars... Il reconnaît aussi que : «Ici et là, nous assistons à des contestations à l'occasion de distributions de logements, des coupures d'électricité, des routes mal entretenues à… il s'agit là d'y lire une quête de mieux-être. Aux frustrés, Ouyahia leur demande de comprendre et de patienter en se disant que ceux qui bénéficient de ces biens maintenant qu'ils ne sont pas plus méritants mais que leurs situations sociales font qu'ils deviennent prioritaires et donc de patienter aussi parce que d'autres programmes sont en cours ou inscrits. Parlant des chapelets de contestations que l'on voit ici et là pour exiger plus d'aides de l'Etat, il interroge : «Un Etat qui construit des autoroutes, des hôpitaux, … des universités, est-il incapable de construire une salle de soins ou d'entretenir des routes '» Pour le chef du RND, le problème se situe ailleurs, «au niveau de hommes… à savoir, qui se charge du suivi ', qui contrôle ', qui propose…, et c'est justement le rôle des élus.» C'est à ce niveau que l'ancien Premier ministre inscrit la ligne politique de sa formation, «nous pouvons comprendre ces contestations mais nous ne nous inscrivons pas dans l'opposition et nous ne nous opposerons que si, et nous l'espérons jamais, le pouvoir sera entre les mains d'antinationalistes». Pour ce qui est de la campagne électorale, Ouyahia recommande aux futurs élus d'être les alliés de l'Etat mais aussi les intermédiaires entre administrateurs et administrés, de favoriser la concertation et devenir une force de propositions. Par ailleurs, parlant du mandat des élus qui prend fin, Ouyahia se félicite : «Nos élus qui ont géré les APC sortent les mains propres.» Il recommande instamment aux candidats RND de veiller à leur crédibilité, de ne pas mentir, de veiller à rétablir la confiance, «quelque peu égratignée », entre la population et l'Etat. Aux électeurs, Ouyahia recommande de choisir les listes des candidats qui honoreront leurs engagements de servir leurs électeurs. On notera que la tentative des journalistes d'approcher Ouyahia pour lui poser quelques questions s'est heurtée à un échec.
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