Madani Azzeddine
Les hôpitaux,sont les lieux que fréquentent les personnes en besoin de prise en charge médicale, ils constituent le premier endroit que pense joindre en urgence un individu qui ressent une douleur ou constate l'apparition de symptômes inquiétants. Depuis longtemps les hôpitaux disposent de services d'urgences mais ces derniers n'ont pas la même efficacité d'autant que cela dépend de plusieurs paramètres liés aux personnels spécialisés et aux matériels adéquats. Au niveau de l'hôpital d'Aïn Defla, le service d'urgences a été transféré vers l'ancienne polyclinique du centre-ville. Ainsi les malades doivent joindre cet endroit pour se faire soigner. Les voitures sont souvent aperçues garées à l'extérieur de ce service d'urgence, lequel fonctionne régulièrement.
A l'intérieur on peut facilement constater le retard qu'enregistre parfois le personnel pour s'occuper d'un malade. Généralement, il faut attendre l'arrivée du médecin de garde. Alors que les souffrances du patient deviennent de plus en plus insupportables. Le personnel paramédical qui devait intervenir, lui aussi se considère non concerné et attend également l'arrivée du médecin. Selon des médecins, la formation du personnel exerçant dans les services d'urgences est une nécessité pour faciliter la prise en charge des patients. S'ajoute à cela, la mise à la disposition du matériel et des médicaments ainsi que des consommables constitue un élément important dans le bon fonctionnement des services d'urgences. Ahmed, un accompagnateur de malade rencontré près du service d'urgences, affirme qu'il est difficile pour le personnel de diagnostiquer convenablement la pathologie. «Il me semble que certains médecins n'ont pas assez
d'expérience pour intervenir dans ce genre de service», dira notre même interlocuteur avant d'ajouter que de nombreux patients ne sont pas satisfaits de la qualité de la prise en charge. Pour un autre citoyen interrogé, des malades meurent dans certains cas à cause du retard dans le diagnostic de leur maladie. «Je connais des personnes qui sont décédées de cette manière, alors qu'elles étaient encore jeunes et pouvaient vivre plus longtemps si les médecins s'étaient mieux occupés d'elles», lance ce citoyen avant de poursuivre qu'il faut accorder les moyens et garantir la formation continue du personnel intervenant dans les urgences. En plus de cela, le même interlocuteur estime que certains autres spécialistes doivent aussi être intégrés dans l'équipe médicale assurant le fonctionnement des services d'urgences, comme par exemple les réanimateurs. S'agissant de l'âge du personnel médical, le problème du personnel sur le point d'obtenir la retraite et intégré dans les équipes d'urgence semble influer sur la prise en charge des patients pour des raisons évidentes liées à l'âge et à la difficulté de réagir rapidement face à des situations bien précises. En somme, de nombreux citoyens et mêmes certains médecins voient que les services des urgences doivent améliorer encore la qualité de la prise en charge. Concernant les structures, ils reconnaissent qu'un travail a été fait ces derniers temps.
M. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Aïn Defla
Source : www.latribune-online.com