KHEMIS MILIANA
Le groupe des agresseurs de l'autoroute sous les verrous
Ce sont pas moins de cinq usagers de l'autoroute qui ont été victimes des attaques d'un groupe de malfrats durant la semaine écoulée, attaques perpétrées de nuit au niveau de l'échangeur de Khemis Miliana ou sur la RN 18 en direction d'Aïn Soltane, la commune voisine, à l'Est.
La dernière agression en date a eu lieu mercredi dernier, à la nuit tombée, au niveau de la pénétrante vers Khemis Miliana. Un jeune homme qui descendait d'un car de grandes lignes a été pris à partie par le groupe en question, alors qu'il était attendu par un ami, en voiture, garé non loin de l'endroit, mais qui n'a pu intervenir craignant d'être agressé à son tour. Sous la menace d'armes blanches, des sabres de fabrication artisanale et autres machettes, le jeune homme a été délesté de son téléphone et de 2 000 DA qu'il avait sur lui, après quoi, il a reçu un coup de sabre le blessant gravement au bras. Après le dépôt de plaintes au niveau de la brigade de gendarmerie de Khemis Miliana, les agents de sécurité ont organisé des planques dans les endroits ciblés durant des nuits entières. La surveillance des endroits où les malfrats perpétraient leurs attaques ne fut pas vaine. En effet, jeudi dernier, vers 21h, un usager de la route s'était arrêté pour satisfaire un besoin urgent, et c'est à ce moment que les cinq membres du groupe, tapis dans l'ombre, se sont attaqués à lui, ignorant que les gendarmes leur avaient tendu une embuscade. Pris en flagrant délit d'agression à main armée, les membres du groupe en état d'ébriété ont été arrêtés. Conduits à la brigade et interrogés, il s'est avéré que le chef du groupe est un repris de justice notoire qui avait déjà été condamné et a purgé une peine d'emprisonnement. Mais sa peine a été écourtée par une mesure de grâce, le 5 juillet dernier, une mesure certainement pas méritée puis qu'il n'a rien trouvé de mieux à faire que de constituer une association de malfaiteurs pour terroriser les honnêtes citoyens à coups de sabre et autres armes blanches. Ceci pose tout le problème de la récidive qui ne fait qu'accroître la courbe de criminalité au lieu de l'infléchir. Ce groupe a été déféré au parquet dimanche. Le procureur de la République, après audition, a placé les mis en cause sous mandat de dépôt. Une autre question se pose aussi. Une autoroute, c'est bien mais elle serait encore plus rentable si les aires de stationnement et de repos avaient été installées. Le ministère des Travaux publics qui avait promis la mise en place de ces installations est interpellé.
Karim O.
AIN DEFLA
Tout faire pour infléchir la courbe ascendante du diabète
Sensibiliser, expliquer, écouter les patients, dépister le mal, venir en aide aux sujets atteints ou à ceux qui présentent des prédispositions, sont les objectifs que s'est fixé l'Association des diabétiques «Chiffa» d'El Attaf en collaboration avec des spécialistes, de différentes disciplines, installés dans la wilaya ou venant des grands hôpitaux de la région.
C'est l'objectif que poursuit inlassablement l'Association, en menant des actions dans ce sens, en organisant des journées médicales en direction des concernés. Aussi dimanche dernier, dans la Maison de la culture de Ain Defla, outre les nombreux médecins et paramédicaux bénévoles, quelques 700 personnes intéressées directement ou indirectement, venant de tous les coins de la Wilaya, ont pris part, à cette manifestation scientifique, laquelle, comme toutes les précédentes, n'a pu se faire sans la contribution très appréciée de nombreux sponsors, parfois celle des médecins eux-mêmes, l'Etat n'y contribuant, nous l'avons appris, par aucune aide financière. Onze spécialistes sont intervenu lors de cette conférence. C'est le Dr Hamouthene Mazousi, diabétologue, présidente du Conseil Scientifique de l'Association qui a intervenu la première pour dresser la carte des zones touchées par le diabète dans le monde. Ce spécialiste a évoqué les mesures politiques de santé publique draconiennes prises par certains Etats pour enrayer la multiplication des cas. Il s'agira d'atténuer les complications avec entre autres, sensibiliser toutes les franges de la société à diminuer la consommation des sucres rapides (les sodas), promouvoir une alimentation variée composée de légumes et de fruits, éloigner les marchands de sucreries de l'environnement scolaire, encourager la pratique des exercices physiques pour tous les âges. Elle rapporte que chez nous, un individu sur cinq est diabétique ou en voie de le devenir et, si rien n'est fait, dans une dizaine d'années nous monterons à la première place du podium des pays affectés par ce fléau avec tout cela comporte comme conséquences avec, à la clé des dépenses phénoménales en médicaments et en soins. «Contre ce fléau la thérapie la plus sûre demeure la prévention» Le Dr Oukaci F. Zohra, une autre diabétologue de l'EPH de Ain Defla s'est d'abord attachée à alerter la population contre les fausses croyances telles que la consommation de miel (très riche en glucides) pour soigner le diabète, la consommation des produits amers ou encore les traitements par ces herbes dont les effets peuvent être désastreux sur la santé déjà fragilisée du patient, des herbes soit disant médicinales locales ou parvenues de l'extrême orient que des commerçants peu scrupuleux écoulent comme étant des traitements radicaux, surtout à l'heure ou n'importe qui se dit herboriste qualifié. Parlant du cas de la femme diabétique, elle rassure : «la femme diabétique doit être préparée avant de concevoir, préparée par un suivi médical rigoureux de son diabète, et surtout asseoir pour une grande période son équilibre glycémique, pour elle mais aussi pour ne pas donner naissance à un enfant qui aurait des prédispositions à développer un diabète» Le docteur Bakhous, maitreassistant du service de Diabétologie Endocrinologie de l'Hôpital Mustapha a quant à lui, traité de l'usage des insulines dans le traitement du diabète, le mode d'action des différentes insulines, leur mode d'application, la durée de leurs effets que la patient doit connaître. Il a expliqué aussi quand l'usage des hypoglycémiants deviennent sans effet sur l'établissement de l'équilibre glycémique après que le pancréas ait cessé de produire cette hormone, l'insulinothérapie devient indispensable. Il a, toutefois, mis en garde les malades contre les hypoglycémies et la production d'acétone qui peuvent entraîner un coma pouvant être irréversible. L'hypoglycémie peut être facilement décelée par le patient lui-même, s'il a connaissance, au préalable des signes annonciateurs. Son entourage doit savoir ce qu'il y a lieu de faire en cas d'urgence. Le Dr Ould Driss, diabétologue à l'hôpital de Miliana, a dans son intervention, expliqué pourquoi les complications surviennent plus ou moins après un diabète. Selon le spécialiste, ces complications peuvent aller en s'aggravant en cas de déséquilibre glycémique récurrent, ou être retardées au maximum, si la maladie est bien prise en charge et si le suivi est fait de manière régulière Le Dr Mesous Karime a recadré la notion «de régime» dans une longue démonstration, en précisant que s'astreindre à un régime, ce n'est pas se priver de nourriture mais de manger en fonction des besoins, en quantités nécessaires et suffisantes Par ailleurs, tout le monde sait maintenant combien les analyses et les bilans dont devenus coûteux, ce qui fait que beaucoup en font l'économie faute de moyens financiers. Cependant, à ce sujet, le Directeur de wilaya de la CNASAT, Ghoulem Maamar, intervenant lors de cette journée, a fait savoir que des conventions sont sur la voie d'être établies avec des laboratoires privés pour les assurés sociaux et leurs ayantdroits pour être pris en charge par cet organisme. De telles journées médicales d'informations, de prévention, de vulgarisation et de sensibilisation de la population s'avèrent indispensables non seulement pour une meilleure prise en charge de la maladie, mais aussi pour la prévenir et éviter qu'elle ne se déclare. On ne fait jamais assez, car il s'agit d'une action d'éducation. Et puis la répétition n'est-elle pas à la base de toute forme d'éducation '
K. O.
POUR EXIGER LEUR RELOGEMENT
Les habitants des bidonvilles de Khazrouna bloquent le train Alger-Blida
Des dizaines d'habitants des bidonvilles de Khazrouna, localité située entre Blida et Beni Mered, ont bloqué hier un train de voyageurs en provenance d'Alger au niveau d'El Affroun en déposant des pneus incendiés sur le long de la voie ferrée, ce qui a paralysé le trafic ferroviaire pendant plus de deux heures. Selon les contestataires, ce mouvement de protestation a été motivé par les informations faisant état du relogement, mercredi prochain, des habitants des bidonvilles de la cité Driouche dans de nouvelles habitations alors qu'ils avaient reçu des promesses, disent-ils, des autorités concernées qu'ils seraient prioritaires dans cette opération de relogement. Ils ont justifié leurs agissements, précisent- ils, par la peur de voir leurs enfants se faire écraser par les trains dont la voie ferrée longe leurs habitations. Ils appréhendent également les maladies à transmission hydrique, surtout que leurs masures sont implantées à bord d'un oued dans lequel se déversent les eaux usées. Il faut dire qu'il a fallu l'intervention de la Gendarmerie nationale pour que les protestataires se ravisent et rouvrent la voie aux trains.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.lesoirdalgerie.com