Ain-Defla - A la une

LE SOIR DU CENTRE



KIDNAPPING DU JEUNE HOMME D'AZEFFOUN
La population est sortie crier son désarroi
Le spectre de la violence et des kidnappings qu'on croyait disparu, du moins avoir reculé, a refait surface cette semaine dans la localité d'Azeffoun.
H. Ghilès, qui a disparu de son domicile jeudi dernier et dont la voiture, une Peugeot, a été retrouvée le lendemain près du village Cheurfa, à 3 km au sud d'Azeffoun, n'a pas encore donné signe de vie. L'abandon de ce véhicule à cet endroit laisse supposer qu'il ne s'agit que d'un kidnapping. Sa famille et de nombreux citoyens se sont organisés dès vendredi dernier en constituant une commission de crise qui a décidé d'une marche et d'une grève pour hier matin à Azeffoun-Ville. L'appel a été suivi puisque la majorité des commerçants de la ville ont baissé les rideaux. Entre 10 heures et midi, Azeffoun ressemblait à une ville morte. Cette grève de deux heures a été marquée par une marche qui a démarré du siège de l'APC au siège de la daïra, une procession suivie par plusieurs centaines de citoyens venus des villages voisins et même de Tigzirt et d'Aghrib brandissant des banderoles dénonçant la violence subie par la Kabylie sur lesquelles on pouvait lire, notamment, «Halte aux kidnappings» «Libérez Ghilès». Nous avons noté également la présence des maires des communes de la daïra en plus de ceux d'Iflissen et de Tigzirt. Lors des différentes interventions, il a été réitéré le soutien à la famille non sans dénoncer le climat de terreur subi par la population. Un citoyen disait à juste titre : «On veut vider la région de toute sa substance. Les intellectuels, les chanteurs et maintenant les entrepreneurs censés être créateurs de postes d'emploi.» Vers 11heures 30, la foule s'est dispersée dans le calme en promettant de revenir dès que la famille leur fera signe.
F. Boudjema
AIN DEFLA
Le diabète, conduite à tenir face à la maladie, au menu d'une journée de formation médicale
Le diabète, une pathologie qui, selon différentes statistiques concordantes, touche de plus en plus de personnes en Algérie et dans le monde. Une maladie lourde de conséquences de par les complications qu'elle génère plus ou moins rapidement, selon qu'elle est prise en charge sérieusement, dès qu'elle est dépistée et confirmée ou non.
De l'avis des spécialistes, si la rémission totale n'est pas à l'ordre du jour au stade actuel des connaissances de la médecine, il reste possible, heureusement, de retarder au maximum ses complications par un suivi et une hygiène de vie rigoureux qui permettront au patient de mener une vie quasi normale. C'est pour mieux préparer le médecin, le généraliste surtout, lui qui est en première ligne de la lutte contre la maladie et ses effets, que l'Etablissement public hospitalier (EPH) de Sidi Bouabida d'El Attaf a organisé une Journée nationale de formation médicale à Aïn Defla, samedi dernier. Une journée organisée avec la participation de l'Association des diabétiques de la wilaya, Chifaa, qui compte dans ses rangs, au conseil scientifique, le Dr Mazouzi Hamoutène, principale animatrice. Cette journée, d'un haut niveau scientifique, la troisième du genre cette année, a vu la participation de spécialistes, de maîtres assistants, de chirurgiens, d'endocrinolgues, de médecins venus de pas moins de 7 wilayas du pays et la contribution de spécialistes de renom, en l'occurrence les professeurs Fedala, Heddam, Mimouni et Oudjit, soit quelque 400 participants, réunis dans la salle de conférences de la maison de la culture Emir-Abdelkader d'Aïn Defla. C'est le Pr Fedala qui, la première, a intervenu pour éclairer ses confrères sur les méthodes de diagnostic du «retard staturopondéral en établissant un parallèle comparatif entre un enfant diabétique et un enfant non atteint comme référence». Elle a aussi énuméré les principales causes qui peuvent induire ce retard dans la formation de la stature de l'individu depuis sa conception jusqu'à l'âge adulte mais a aussi indiqué la conduite à tenir pour remédier à ce retard. Le Pr Heddam, du CHU de Bologhine, lui, a intervenu sur la maladie de Basedow du nom de celui qui l'a découverte, Carl Von Basedow. Le communicant a expliqué qu'il s'agit d'une thyroïdite, une maladie auto-immune de la glande thyroïde. La personne atteinte produit des anticorps anormaux dirigés contre les cellules folliculaires de la thyroïde. Plutôt que de détruire ces cellules, comme le ferait tout anticorps normal, ces anticorps reproduisent étrangement les effets de la TSH et stimulent continuellement la libération d'hormones thyroïdiennes, provoquant une hypertrophie de la thyroïde, une hyperthyroïdie accompagnée de signes cliniques spécifiques. La maladie de Basedow ou de Graves, plus fréquente chez la femme que chez l'homme, se manifeste le plus souvent par une accélération du métabolisme basal, la diaphorèse, des pulsations cardiaques rapides et irrégulières, une augmentation de la nervosité et une perte pondérale. Il s'agit de sa forme la plus fréquente. Elle atteint selon les statistiques sept femmes pour un homme. Le Pr Mimouni, de l'hôpital Mustapha, dans son intervention s'est attaché à définir les différentes formes de dyslipidémie dont le cholestérol, les triglycérides, les phospholipides et les acides gras libres non solubles dans le sang. A taux élevés, ces lipides (graisses) peuvent provoquer une athérosclérose (dépôt de plaques d'athérome rétrécissant le diamètre intérieur des artères) et ainsi générer des troubles plus ou moins sévères de la circulation sanguine. Il a ensuite indiqué les conduites thérapeutiques à tenir face à ce type de pathologies. A l'occasion de cette journée, nous avons eu l'occasion d'approcher le Pr Aït-Mesbah Mohand-Messaoud qui a honoré de sa présence cette grande manifestation scientifique et qui a bien voulu, non sans quelques réticences, sa grande modestie oblige, répondre à quelques-unes de nos questions. Il faut dire que l'homme a marqué de son empreinte la pratique médicale algérienne en diabétologie aux côtés du Pr Benmiloud, endocrinologue, qui ont été les pionniers de ces disciplines en Algérie au niveau du CPMC du CHU Mustapha d'Alger. Maintenant à la retraite, il reste très attaché et suit de près les développements et l'évolution de la médecine dans notre pays. S'agissant de la montée croissante du nombre de cas de diabète, le Pr Aït-Mesbah dira : «Cela s'explique en partie par les bouleversements culturels, sociologiques et économiques de la population. Nous disposons de plus de moyens de vivre, de plus de nourriture, nous activons moins, nous mangeons plus, n'importe quoi et n'importe comment. En somme, nous consommons notre santé par des régimes alimentaires très souvent inappropriés ignorant l'hygiène de vie.» Parlant de ces journées médicales, il dira : «La tenue de ces journées est plus qu'indispensable, elles sont à multiplier parce que le champ des connaissances ne cesse de s'élargir et de s'affiner et l'actualisation des connaissances et la recherche ne peuvent être que bénéfiques à tous.» Pour faire connaître la wilaya d'Aïn Defla aux confrères venus de toutes les contrées, une visite touristique a été organisée à Miliana, vendredi, à la veille de la tenue de la journée, après l'accueil des participants.
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