C'est dans les locaux de ce qu'était la
Maison de Jeunes du quartier «Dardara» que la nouvelle structure a été
implantée. Elle a été inaugurée, samedi dernier, journée nationale des
personnes handicapées, par la délégation officielle présidée par le directeur
de l'exécutif de la wilaya, en compagnie du P/APW, des sénateurs, des députés,
des directeurs des secteurs de la santé et de la population, du directeur de
l'action sociale et des membres de l'exécutif de l'APC de Khemis Miliana.
Selon, Mme Tahari Rafia, Présidente de l'Association de Wilaya des Handicapés,
à l'initiative de laquelle ce centre a été réalisé, dans la wilaya d'Aïn Defla,
ce sont 12.000 personnes, souffrant de divers handicaps, qui sont recensées.
Pour la circonstance, 150 handicapés moteurs, des 2 sexes et d'âges différents,
ont étés invités. Ce centre, outre les traitements de rééducation qui se
pratiquent déjà, se destine à former une équipe de rééducateurs qui seront
appelés à s'investir dans d'autres centres et antennes, qui doivent se
multiplier pour une prise en charge réelle de proximité dans les différentes
localités.
Dans l'après-midi, une bibliothèque a été
ouverte au niveau du service de pédiatrie, avec un important lot destiné aux
enfants hospitalisés, mais aussi des livres pour les adultes, malades ou
gardes-malade.
Selon la fiche technique présentée, le
centre a été financé à hauteur de 80 % par un fonds de la communauté
Européenne. Le personnel du centre sera couvert entièrement par le budget de la
wilaya, avec des postes de travail permanents.
La réalisation de ce projet entre dans le
cadre de l'exécution d'un programme appelé ONG2 (Organisation Non
Gouvernementale), programme qui. Selon M. Djabara, animateur régional, relevant
du ministère de la Solidarité, «interface» de la communauté Européenne, ce
projet ainsi que 130 autres projets, dont 76 confiés à des associations,
recevront sous forme d'aide quelques 5,5 millions d'Euros sur les 10 millions
d'Euros de l'enveloppe globale consacrée à ce programme ONG 2.
M. Djebara précise que ONG 1 a été un
programme mis en branle en 2002 et clôturé en 2005 avec une enveloppe qui s'est
élevée à 5 millions d'Euros. Pour ce qui est des projets en cours, à partir de
2006, ils sont au nombre de 18 avec des thèmes différents : le social, le droit
des femmes, l'enfance, l'insertion sociale, l'environnement, l'artisanat entre
autres... Toujours selon l'animateur régional, le but principal visé est de
promouvoir la société civile par l'intermédiaire du mouvement associatif.
On rappelera, ici, que si les handicapés
moteurs souffrent au quotidien de mille maux, les handicapés mentaux souffrent
eux et font souffrir leur entourage (parents, familles, voisins...). Quand on
sait que cette catégorie de handicapés, notamment ceux de la région Est de la
wilaya d'Aïn Defla, n'ont toujours pas, depuis des mois, de psychiatre pour
être suivis et pour se faire prescrire des traitements spécifiques par des
spécialistes habilités par la CNAS, on se demande ce que vaut une journée par
an, un 14 mars, même si on y distribue des cadeaux et de nombreux fauteuils
roulants.
On notera aussi que la plupart des
handicapés moteurs le sont, à la suite d'accidents de la circulation, dont le
nombre ne fait qu'augmenter, d'années en année, malgré les divers programmes de
prévention et les efforts déployés par les différents services. Une question
s'impose : qui endiguera l'hécatombe ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M N
Source : www.lequotidien-oran.com