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ALI LASKRI, 1er SECRETAIRE DU FFS À AIN DEFLA : «Eliminer des candidats des listes est déjà de la fraude»



C'est pour la première fois que le FFS opère une percée dans la scène politique de la wilaya de Aïn Defla. Certes, c'est une modeste et timide percée, mais sûre.
Le parti d'Aït Ahmed ne se présente aux élections locales du 29 novembre prochain qu'avec six listes, cinq dans les communes (El Attaf, Arrib, Khemis- Miliana, Djelida et Aïn Torki) et une seule liste pour l'APW. Certaines têtes de liste, notamment celui de Arrib dénoncent la pratique de la gendarmerie qui aurait demandé de présenter tous les candidats à la brigade. Une pratique similaire a été opérée aussi à Bordj Bou-Arréridj, selon le premier secrétaire du parti et qu'il dénoncera peu après. Quand Ali Laskri prend la parole devant une assistance assez nombreuse dans la salle de cinéma Douï, il commence par retracer le parcours semé d'embûches du FFS depuis sa création en septembre 1963. Il définit ensuite les objectifs et la ligne du parti dont, entre autres, «sortir du marasme politique, rétablir la paix, bannir la répression, asseoir la politique d'avoir le droit dans une Algérie avec ses hommes mais aussi ses femmes». Il parle aussi de la mission qui est confiée aux futurs élus du FFS pour «introduire les changements dans la gestion des affaires publiques, une gestion dans la transparence où les richesses doivent profiter au peuple». Pour Ali Laskri, «le système est devenu maintenant incapable de gérer le pays». Evoquant le rôle imparti par le pouvoir aux élus, il dénonce les liens qui entravent l'esprit d'initiative aux représentants du peuple, «ils ont été dépossédés de toutes prérogatives». Ali Laskri s'interroge ensuite sur les promesses faites au peuple depuis une décennie «on nous a promis une Algérie de la dignité... où en est-on maintenant '» Il constate «aujourd'hui, nous ne sommes même pas capables de gérer nos ordures... Nous n'avons pas vu grand-chose des promesses mirobolantes qu'on nous a serinées». Parlant de la situation géographique actuelle, Laskri constate «face à une Europe en crise grave, l'Algérie arbore ses faiblesses et perd de son rôle en Afrique alors que nous avons des moyens que beaucoup de pays n'ont pas, avec tous ces moyens, nous stagnons avec absence totale d'une réelle dynamique de développement, tout est gelé». Quant à la satisfaction des besoins, il évoque l'absence totale d'investissement, le gaspillage des terres agricoles au profit du béton et de rappeler «nous importons en devises 80 % de tous nos besoins».
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