Ain-Defla - A la une

Aïn Defla: Du lèche-vitrine by night!



Q uelques instants seulement après la rupture du jeûne, les rues de Aïn Defla se trouvent envahies par de nombreux citoyens -qui, comme de coutume et à chaque approche de l'Aïd el fitr, procèdent aux achats de vêtements pour leur progéniture, outre les ingrédients nécessaires à la préparation de certains gâteaux destinés à la célébration de cette grande fête musulmane. C'est à peine si la chorba est absorbée, que des légions de Déflaouis investissent les artères et les ruelles de leur ville, une situation qui contraste fortement avec celle de la journée durant laquelle l'animation est des plus ternes, le mercure ne tombant pas souvent en dessous de la barre des 40°. C'est incontestablement les magasins limitrophes à la cité des frères Menad, qui se veut sans conteste le centre de la vie publique ou se rejoignent les citoyens. Il est difficile de se frayer un chemin au milieu de la foule à cause de l'affluence de plus en plus nombreuse. A 23 heures, juste après la prière des tarawihs, l'affluence est à son paroxysme. Des pères de famille, le plus souvent accompagnés de leurs progénitures, s'emploient à trouver la bonne occasion susceptible de mettre du baume au c'ur de leurs enfants. Ces derniers, plus exigeants que jamais et tenant, coûte que coûte, à imiter leurs semblables en matière d'habits, tentent d'imposer leurs envies en vue de se voir offrir les meilleurs habits. Les parents ne l'entendant souvent pas de cette oreille à cause de la cherté des articles, il n'est ainsi pas rare de voir le ton monter entre les deux parties. Usées par les trois semaines de jeûne, des citoyens à la mine sérieusement affectée se voient de surcroît livrés à une autre bataille, à savoir celle des "appros" de l'Aïd. Les prix des vêtements affichés par les commerces ne sont nullement à la portée des petites bourses. "Acheter des habits pour ses enfants à l'occasion de l'Aïd n'est guère une sinécure", relèvent la plus part des parents qui précisent que rien que pour les chaussures de leurs enfants, ont dû casser la tirelire. Par ailleurs, certains commerçants, sachant que les pères de familles mettent souvent la main à la poche pour satisfaire les caprices de leurs progénitures, n'hésitent pas à élever les prix de leurs articles, réalisant, par la même occasion, des affaires en or. Malgré cela, les commerçants, ne restent pas sur la défensive, estimant que pour aspirer avoir des articles de qualité, il est impératif de mettre le paquet. "Beaucoup d'articles exposés sont " made in étranger". Il est, de ce fait, on ne peut plus logique que les prix soient sensiblement élevées", avance, en guise d'argumentation, l'un des vendeurs de vêtements pour enfants. Il estime que au même titre des commerçants du pays, que les évènements secouant la Syrie à partir de laquelle nombre ont influé sur le cours des articles, ces derniers provenant actuellement de Turquie principalement. En dehors des achats, les familles déflaouies mettent à profit ces sorties nocturnes pour prendre l'air et tenter, un tant soit peu, d'oublier la chaleur accablante de la journée. Vers 1 heure du matin l'animation diminue d'un cran et les rues se vident progressivement, les gens rentrant chez eux pour suivre les programmes TV avant de prendre le s'hour pour faire face à une nouvelle journée de carême suffocante.
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