A Arib, commune de 26.000 habitants relevant de la wilaya de Aïn-Defla, le flambeau de l'agriculture et du tourisme sont sans conteste le seul moyen de reconvertir les insuffisances locales en vecteurs de développement durable. Cette pensée profonde nous vient des riverains qui brandissent fièrement des terres à haut rendement agricole, et des sites naturels paradisiaques. S'exprimant en effet, sur la générosité de son sol, et son arboriculture en plein essor, ils réclament des dotations financières et matérielles plus conséquentes pour accompagner et soutenir une amélioration des outils de production, donc à affûter la production, sur le plan quantitatif et qualitatif. Il y a aussi la filière " lait " en attente de repeuplement en matière de cheptel laitier et d'équipement dans une région abritant l'une des meilleures laiterie du pays, relevant du groupe Giplait. La situation physique du secteur agricole dans la commune de Arib est marquée par l'évolution de la filière arboricole. Le FNDRA couplé à différents soutiens de l'Etat ont permis une extension appréciable de la superfieie irriguée avec l'apport du barrage de Sidi M'hamed, Boutaïba, au profit de 7 communes de la wilaya de Aïn-Defla. Des localités appelées au devenir le fleuron de la production et du label agricole. " Avec la qualité du sol, la force de travail et le savoir-faire, Arib est identifiée comme futur pôle agricole, pour peu que les investissements soient à la hauteur de nos ambitions ", soutiennent des fellahs. A cet égard, on cite, par exemple, les oliviers centenaires de M'hara, longeant le CW 13, et l'une des 9 agglomérations de la commune, pouvant ouvrir la voie à une labellisation compétitive, ainsi que la création de nouveaux vergers.Toutefois, la problématique la plus ressentie est celle des douars toujours désertés, et leurs populations éparpillées, malgré la mise en 'uvre des projets de proximité (PPDRI) à l'instar de oued El Had et de Sidi Amar, où 60 constructions restent inoccupées, au moment où 530 aides à l'habitat rural ont été annoncées en vue du retour rapide et définitif des familles déplacées. En effet, la wilaya de Aïn-Defla a connu un exode rural inédit durant les années 1990, avec plus de 11.000 familles ayant tout quitté pour s'entasser aux portes des villes. Concernant le tourisme, les riverains insistent particulièrement sur le fait " qu'il faudrait réhabiliter la mosquée (en ruine) de Cheikh Mohammed El Moussoum, et en faire un pôle spirituel qui devra nécessairement rayonner sur toute la région de Aïn-Defla eu égard à l''uvre grandiose de ce saint homme, Grand maître des Chadouliyas, originaire de Arib.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Missoumi
Source : www.lemaghrebdz.com