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AIN DEFLA La Direction de l'éducation assiégée par les jeunes diplômés



Lundi, dès 8h du matin, entre 300 et 400 jeunes gens et jeunes filles, venus de toutes les contrées de la wilaya d'Aïn Defla, ont envahi les locaux de la Direction de l'éducation. Les couloirs étaient bondés de monde tant au rez-de-chaussée qu'au premier étage où se trouve le bureau du directeur du secteur.
Les jeunes diplômés sont venus, nous ont-ils déclaré, pour se faire délivrer le visa afin de postuler à un poste dans le cadre du pré-emploi. Ils n'ont pas cessé de se présenter aux services concernés, depuis des jours et des jours, en vain... De guerre lasse, ils ont tenté d'accéder au bureau du responsable. Les agents de sécurité se sont trouvés vite dépassés. Il a été fait appel aux policiers dont l'intervention a été quelque peu musclée, ce qui a donné lieu à des bousculades, et les centaines de demandeurs d'emploi ont alors reflué vers la cour. La tension était vite montée d'un cran, et des policiers ont été malmenés par des jeunes exaspérés par l'accueil qui leur a été réservé, alors qu'on leur avait demandé de se présenter le 10 octobre, ce qu'ils ont fait. Des voix se sont alors élevées pour dénoncer la situation. Il leur a été signifié que les contrats étaient en train d'être signés. Certains d'abord, vite suivis ensuite par la majorité, ont crié : «Nous ne voulons plus de vos contrats, nous exigeons désormais des affectations directes.» Contacté par téléphone, le directeur de l'éducation nous a répondu : «Nous avons adressé une correspondance à la Direction de l'emploi le 15 mai dernier pour cesser d'envoyer ce flot de demandeurs, malgré cela nous avons reçu et enregistré plus de 500 demandes. Nous ne pouvons pratiquement pas satisfaire toutes les demandes et certainement pas celles qui ne répondent pas au profil exigé, car nous n'avons pas le droit de confier des tâches dans le secteur de l'éducation à des personnes qui ne répondent pas aux critères de qualification qu'exige la profession. Notre mission première a été d'assurer une rentrée dans les meilleures conditions possibles. Malgré cela, une commission a travaillé pour opérer, après étude, une sélection des dossiers, nous avons fait savoir, il est vrai, qu'à partir du 10 octobre, et au fur et à mesure, nous validons les demandes qui leur permettent d'obtenir un poste de pré-emploi ». «Nous ne pouvons quand même pas ouvrir la porte du secteur à koul men haba wa deba (à n'importe qui, ndlr ) et nous ne céderons pas à ce chantage », ajoutera-t-il. A 14 h, les locaux de la Direction de l'éducation étaient toujours en «état de siège». Certains manifestants se disaient même prêts au pire, décidés à arracher un emploi.
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