Une agence conçue pour venir en aide à l'insertion des jeunes, censée leur donner les moyens de créer leurs propres entreprises productrices de plus values par des prêts récupérables à des taux d'intérêts très bonifiés, même avec une période d'exonération fiscale de 3 ans à 6 ans selon le secteur et le créneau, s'est transformée en une sorte de «vache laitière».
Le scandale est énorme, en attendant une estimation des experts, le montant des sommes soutirées ou englouties dans des projets fictifs, qui n'ont jamais vu le jour parce que détournés par des tours de passe-passe, donnent le vertige et ce par tout un système de complicités, et des responsables au niveau de l'agence et de certains fournisseurs peu scrupuleux. C'est que, selon des sources bien informées, l'enquête a été entamée par les services de la gendarmerie. Toujours selon nos sources, l'affaire a débuté dernièrement lorsque les gendarmes ont reçu une lettre d'un jeune qui s'est vu refuser une aide, il a dénoncé le cas de quelqu'un qui a obtenu des centaines de millions sur présentation d'un dossier fictif et grâce à la complicité de son frère, employé de l'agence. Alors que l'enquête vient de démarrer, ce sont 12 personnes qui ont été déférées devant la justice dont 6 membres du personnel de l'agence dont le directeur, 3 accompagnateurs de projets, un conseiller juridique et le responsable des services financiers, le reste ce sont des «bénéficiaires » qui se sont contentés de prendre des sommes colossales avec la complicité de certains fournisseurs d'équipements et de certains responsables chargés du suivi de l'exécution des projets qui attestaient «des services faits» fictifs. La liste des chefs d'accusation retenus contre les inculpés est longue, indique-t-on, à savoir dilapidation et détournement des deniers publics, corruption, abus d'autorité, faux et usage de faux, fausses déclarations, évasion fiscale… pour ne citer que ceux-là Le magistrat instructeur, chargé du dossier, a déjà placé en détention provisoire 2 individus (un agent de l'agence et un bénéficiaire), 7 sont sous contrôle judiciaire et 2 autres sont en fuite, frappés d'un mandat d'amener. La semaine dernière, une seconde vague d'inculpés a comparu devant le juge d'instruction de Aïn Defla, avons-nous appris. Par ailleurs, selon ces mêmes sources, ceci n'est que la partie cachée de l'iceberg, le scandale pourrait être d'une très grande envergure. Il s'agit là d'une affaire qui ne manquera pas de prendre de l'ampleur, surtout que, comme chacun le dit, «il n'y a pas de fumée sans feu», des équipements sont loués ou revendus juste après que le PV d'installation ait été signé par la commission. On parle même d'équipements usagés constatés comme neufs dans certains cas. On notera que le montant global des pertes enregistrées par le Trésor public sera compensé par les assurances, ces pertes vont donc se répercuter sur les agences d'assurances.
Karim O.
Une bande de trafiquants d'actes notariés aux mains de la justice
Un certain T. A., ayant contrefait le cachet humide et la griffe d'une notaire installée à Tipasa, dont il disait être un proche parent, s'adonnait à la fabrication de faux titres de propriété terriens, à des individus peu scrupuleux, actes utilisés pour établir des cartes d'agriculteurs qui leur ouvraient le droit de bénéficier non seulement de crédits de campagnes mais aussi de facilités d'approvisionnement en produits agricoles ou divers intrants, tels que semences, engrais, produits phytosanitaires, qu'ils écoulaient dans les dédales du marché parallèle, avons-nous appris de sources crédibles concordantes. C'est l'affaire que viennent de résoudre les services relevant du groupement de gendarmerie d'Aïn Defla. Dans le cadre de l'enquête, 18 personnes impliquées dans ce trafic ont été interpellées. Présentées au parquet d'Aïn Defla, samedi dernier, deux des personnes mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt tandis que les 16 autres sont placées sous contrôle judiciaire.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K O
Source : www.lesoirdalgerie.com