Batna - Revue de Presse


FESTIVAL DE TIMGAD

Sons des aurès et d?ailleurs Treize barrages de gendarmerie pour le seul trajet Batna-Timgad. Treize soit plus d?un par paire de kilomètres à parcourir. Mais 13 comme 1 ministre, Khalida Toumi et 3 walis pour inaugurer ce 26e Festival de Timgad, qui fut aussi, le temps d?une soirée le 1er festival du criquet pèlerin, tant le volubile insecte infectait le théâtre antique de Timgad. Bon ou mauvais augure, nul ne sait, car le plateau d?ouverture du festival contenait de grands inconnus qui ont néanmoins fait la surprise. Deux mariages traditionnels ont symboliquement été mis en scène pour un public venu nombreux. Des noces mozabites que nous a fait découvrir le groupe Ghardaïa et un mariage kabyle de la région de Beni Yenni. Le tout sous l??il d?un grand marieur constantinois, en l?occurrence Zinedine Bouchaâla et sa troupe. Après les deux représentations « engagées » d?Aït Menguellet et du groupe Nass el Hall de Maghnia, ce fut le tour de l?enfant terrible des Aurès, Katchou. Click-clack, le temps d?un play-back et la « star » du chaoui disparaît. Chamboulement du programme, Houria Aïchi, fille de Batna, est volontairement ou pas, laissée pour la fin du spectacle, et ce n?est qu?à 1h 30 que celle qui n?était pas rentrée au pays depuis des années foula les planches de Timgad. Les jeunes spectateurs incrédules commencent à évacuer le théâtre, ils revienderont vite à leur place tant le spectacle de Houria les fera vibrer. « De l?authentique, enfin ! », s?écrient les jeunes. Triple hommage de la fille des Aurès. Ali el Khencheli d?abord, avec Kharja men el hammam, puis au maître Aïssa el Djermouni, avec Aïn El Karma puis l?affection prononcée de cette belle dame au romantisme d?un bandit d?honneur : Messaoud Benzelmat, immortalisé par Houria Aïchi dans El Fouchi ouel mesmar. (un fusil et un clou), Mozabite qui l?accompagnera tout au long de ses chansons. Note atypique, la venue d?une troupe de Mascara, qui chantait et dansait sous les rythmes endiablés de karkabou et de goumbri. Ils sont quinze, et avec leur musique, c?est le patrimoine africain de notre pays qui a été mis à l?honneur.




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