Sidi-Belabbès - Revue de Presse


faculté de droit de sidi bel abbès

Le concours de magistère annulé Le concours d?accès à une formation en postgraduation pour l?obtention du diplôme de magistère, qui a eu lieu le 12 octobre 2004 à la faculté de droit de l?université de Djillali Liabès, vient d?être annulé par une commission ad hoc composée d?enseignants de ladite faculté, de représentants des candidats et de ceux de l?administration, a affirmé hier à El Watan le recteur de l?université Djillali Liabès, Nacer Tou. Une décision qui, selon M. Tou, a été entérinée dimanche dernier aussitôt le travail de la commission achevé. Mais ce n?est qu?après le tollé général soulevé par cette affaire que le recteur a convoqué une « commission ad hoc » sous forme de « jury populaire pour auditionner toutes les parties », atteste pour sa part la section locale du CNES. Du coup, on parle dans le milieu universitaire de scandale sans précédent qui met en évidence l?absence de transparence et d?éthique dans l?organisation de concours permettant l?accès à des formations en postgraduation. « C?est après audition de plusieurs enseignants, et ce, suite aux soupçons formulés au sujet de la régularité du concours, qu?il a été décidé d?annuler le concours de magistère pour préserver la crédibilité de l?université », dira le recteur. A l?origine de cette affaire, un enseignant de la faculté de droit, chargé de surveiller cette épreuve, a transgressé les règles garantissant le bon déroulement du concours en « favorisant » deux membres de sa famille. Deux candidates auxquelles il a accordé, selon les membres de la commission, des notes jugées « très élevées », alors que 297 candidats sur les 308 inscrits au concours ont récolté des notes insignifiantes (inférieures à 5) qui leur ôtent toute chance au décompte final. Pour l?heure, il est question de refaire le concours sous « la surveillance d?une commission indépendante afin de préserver les dix postes de formation en postgraduation ouverts cette année », a estimé le recteur. La section CNES a pourtant, dans une déclaration rendue publique dimanche dernier, dénoncé cet état de fait et attiré l?attention des parties concernées sur les conditions dans lesquelles s?est déroulé ce concours. Déclaration qui a fait porter l?entière responsabilité de ces dérapages aux « tergiversations » du recteur, en rappelant que « bien avant le concours, la section CNES avait attiré l?attention du recteur et lui a demandé de prendre des mesures préventives à même de garantir une transparence et un déroulement normal de ce concours. Faisant fi de ces mises en garde, le concours a eu lieu sans mettre les gardes-fous nécessaires ». Et d?ajouter : « Des anomalies criantes ont été soulevées, aussi bien par l?administration que par les étudiants, remettant en cause la crédibilité du concours et, par-delà, celle de toute l?université. Toute la responsabilité incombe maintenant au recteur qui n?a pas pris ses responsabilités au moment opportun. » Par ailleurs, une autre commission ad hoc, mise en place par ordre du recteur pour enquêter sur de « possibles » dépassements, cette fois-ci au sein de la faculté des sciences médicales, risque elle aussi de dévoiler bien d?autres anomalies, apprend-on de source autorisée. D?ailleurs, l?on affirme dans le milieu universitaire que certains étudiants de la faculté de médecine (une dizaine) auraient réussi à « arracher » leurs inscriptions sans pour autant remplir les conditions nécessaires. Un autre scandale qui risque d?ébranler de nouveau une université qui ne finit pas de faire parler d?elle.« Le recteur doit aller plus loin en annulant le concours définitivement, car ce qui est grave, c?est que l?enseignant incriminé est également le premier responsable du département de la postgraduation à la faculté de droit », ont réagi des enseignants du CNES contactés hier.
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