Algérie - Revue de Presse


Eucalyptus

Des entrepreneurs réclament leur dû Décidément, le problème des non-payements des entrepreneurs n?est pas arrivé à sa fin. Il y a quelques jours, des entrepreneurs engagés par l?ERCA/BATOS de Cherarba pour le compte de l?OPGI de Dar El Beïda se sont présentés au siège de notre rédaction pour signaler la « délicate situation » dans laquelle ils se trouvent. « Nous avons été engagés par l?ERCA/BATOS pour les travaux de maçonnerie, d?électricité et de plomberie dans le projet des 200 logements des Eucalyptus. Nous avons signé des conventions de réalisation à la fin de l?année 2002 pour un montant de 3 721 482,47 DA », rappelle d?emblée un des entrepreneurs engagés par l?ERCA/BATOS. Et d?ajouter : « Depuis deux ans qu?on est engagés, notre payement tarde à venir. Pourtant d?après nos interlocuteurs au niveau de l?OPGI de Dar El Beïda, l?Erca/Batos a touché l?argent nécessaire pour nous payer. » Sans le règlement de ce problème, les entrepreneurs menacent de « mettre en vente » ces logements pour récupérer leur dû. Les entrepreneurs ont fermé les immeubles dont quelques-un sont achevés et ont placé des portes métalliques pour empêcher l?accès à l?intérieur. Contacté à ce sujet, le directeur de l?agence ERCA/BATOS de Cherarba, M. Bakalem, reconnaît que ces entrepreneurs n?ont pas touché la totalité de leur argent et que cela est dû à deux raisons : « D?abord nous n?avons pas touché la totalité de ce que nous doit l?OPGI de Dar El Beïda. Ce maître d?ouvrage nous doit toujours 17 millions de dinars, une somme qui couvrirait largement les frais de nos sous-traitants. Ensuite, il y a la situation difficile qu?a traversée notre entreprise durant cet été. Nous avons connu une grève des travailleurs durant le mois de juillet pour le non-payement des salaires. » Le directeur soulève aussi le problème des travaux supplémentaires qui ne figurent pas dans le coût global du projet, financés, pour rappel, par le Fonds arabe de l?investissement (Fades) et dont le montant est de 140 millions de dinars. Comme pour trouver une solution à l?amiable, M. Bakalem indique : « Tout récemment, nous avions eu une rencontre avec ces entrepreneurs au siège de notre groupe. Là, nous nous sommes engagés à les payer au fur et à mesure que nous recevrons notre argent de l?OPGI et en contrepartie nous leur avons demandé de reprendre les travaux de finition. Car sur les 200 logements du projet, seuls 110 sont achevés à 100%. » Signe de bonne volonté, M. Bakalem dira qu?il y a quelques jours, « nous avons encaissé de l?OPGI 4 millions de dinars. Nous avons versé une partie aux entrepreneurs et une autre pour le payement des salaires de nos travailleurs ».




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