Djelfa - Costumes traditionnels


Djelfa, Le Burnous à poils de dromadaire



Bien que la mode vestimentaire soit la manière du moment de s’habiller tel qu’il plaît à autrui, et même si de surcroît, celle-ci évolue ostensiblement à travers le temps et les générations, il est cependant une exception qui résiste aux soubresauts de la dure loi de la vogue.
Sans complexe, le burnous à poils de chameaux, certes à l’allure ringarde, mais qui dégage à la fois un effet de prestance, continue de braver les grandes marques de manteaux d’hiver qui emplissent nos marchés en s’imposant impérialement comme un symbole authentique de la culture nord-africaine. Léger et d’une extrême finesse, le burnous dit aussi louabri, une appellation tirant sa racine du mot loubar qui signifie laine de chameau dans le parler vernaculaire, est une spécialité exclusive de l’oasis de Messaâd, située au sud-est de Djefla. Il est généralement prisé dans tout l’Atlas saharien, particulièrement dans les monts des Ouled Naïl et des Amours, considérés comme des ateliers séculaires de tissage et de confection de ce classique par des femmes au foyer émérites. C’est un manteau d’homme avec capuche tissé à la main à partir de la laine brune de dromadaire, une fibre épaisse, douce et frisée obtenue une fois par saison après la tondaison. Sa production sur un métier à tisser traditionnel obéit à un processus complexe comportant une chaîne d’opérations longues et fastidieuses ; première opération : l’extraction des impuretés, le lavage, le séchage, le démêlage et l’amollissement de la laine afin d’aboutir à une filature propre et prête pour le tissage, selon une armature à plusieurs modes d’entrecroisement de fils. Toutes ces opérations, exténuantes pour les femmes ouvrières, nécessitent une dextérité et une mémorisation sans faille des gestes. En somme, c’est du grand art, et c’est certainement ce qui explique sa cherté. Symbole de l’aura et du pouvoir car ayant acquis ses lettres de noblesse dans les sphères de l’Etat et de la haute société, le burnous habille à ce jour et encore pour longtemps les grands noms de la politique et demeure le présent par excellence à offrir sans commune mesure avec les autres couleurs locales. Voilà pourquoi devrait-on songer à l’élever au rang de valeur culturelle.




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Numéro commentaire : 862
Posté par : yasser safi
Ville : medea
Date : 29/01/2008
Message : je cherche un petit metier a tisser a qui je peus m adresser