Algérie - Revue de Presse


Dix ans après la dissolution des EDG et Aswak



La grande distribution peine à trouver ses marques Avant que le Conseil national des participations de l?Etat (CNPE) ne décide de leur dissolution en novembre 1997, l?Algérie disposait d?un important réseau de grands magasins, présent à travers l?ensemble du territoire national. Douze Entreprises de distribution des galeries algériennes (EDG) et presque autant de Souk El Fellah (Aswak) composaient ce réseau d?environ 2500 magasins où s?approvisionnait l?écrasante majorité des consommateurs algériens, en dépit des pénuries récurrentes qui le caractérisaient. Si les mesures de dissolution suivies de liquidation qui avaient affectées les EDG et bien avant elles les Aswak pouvaient se justifier par leur irrémédiable déstructuration financière et leur mauvaise gestion, ce qui l?est beaucoup moins c?est l?état d?abandon dans lequel leurs infrastructures ont été laissées pour certaines depuis plus de dix ans, alors que la loi (code commerce) prévoyait une continuité de l?activité sous l?autorité des liquidateurs désignés en attendant que ces magasins éligibles à la privatisation trouvent de nouveaux propriétaires. Le holding " Services ", chargé de mettre en ?uvre la décision du CNPE est parvenu à mettre fin à l?activité des EDG en moins d?une année en dépit des contestations des 5000 travailleurs licenciés à qui on avait promis qu?ils seraient les premiers servis lorsque ces grandes surfaces qui les employaient seront mises en vente.Pour diverses raisons, les holdings et, plus tard, les SGP concernées ne parviendront malheureusement pas à conduire le processus de privatisation à son terme, laissant à l?abandon des dizaines de grands magasins ayant pignons sur rues à travers tout le territoire national. Le grand monoprix du Hamma (ex-Belcourt) incendié par les émeutiers du 5 octobre 88 et fermé à ce jour, en est un bel exemple mais il n?est pas le seul. A la rue Didouche Mourad il existe un monoprix et un souk el fellah oisifs, de même qu?à la rue Ben M?hidi, sont à ce jour fermés les Grandes Galeries algérienne et le bon marché. Seul le monoprix a été remis en activité par le groupe Cherfaoui (Promy). Il y en a ainsi des grandes surfaces fermées dans pratiquement toutes les grandes villes du pays et il y aurait comme une volonté de les maintenir dans cet état. Ce qu?évidemment démentent les autorités concernées quand on les interroge. Ils évoquent diverses raisons parmi lesquelles on peut citer la difficulté des liquidateurs à évaluer le patrimoine des EDG, les convoitises de personnalités influentes et, il faut le reconnaître, l?absence totale de volonté d?ériger sur la base des entreprises dissoutes un secteur de la grande distribution performant. Privatisation On a en mémoire les difficultés avec lesquels les quelques heureux repreneurs ont enfin pu accéder à la propriété de ces grandes surfaces alors qu?ils répondaient à toutes les exigences des cahiers des charges et, bien entendu, de la concurrence. Il reste aujourd?hui encore beaucoup à faire pour venir à bout du processus de privatisation qui n?a, pour l?instant, concerné qu?une part des actifs laissés par les entreprises de distribution dissoutes. Les grandes surfaces privatisées ont dans bien des cas changé d?activité, en dépit d?une clause de la loi sur la privatisation qui l?interdit expressément. De nombreux monoprix ont ainsi été transformés en dépôts, usines, bureaux et autres. Le secteur de la grande distribution a de ce fait pratiquement disparu du paysage algérien. Les grands magasins confiés aux ex-employés des EDG ou des Aswak ont quant à eux été réduits à des regroupements d?épiceries mal achalandées et peu attrayantes, comparées aux supérettes qui leur font concurrence. La faillite est déjà consommée pour nombre d?entre eux. La question que se posent aujourd?hui de nombreux algériens est de savoir pourquoi des magasins, et notamment les plus grands d?entre eux, laissés par les EDG et les Aswak restent aujourd?hui encore fermés alors qu?ils pourraient au minimum servir aux promoteurs algériens et aux sociétés internationales de la grande distribution, contraints de se rabattre sur de nouveaux terrains ou des immeubles qui ne sont pas conçus pour (cas de Carrefour) pour s?installer en Algérie. Les autorités algériennes sont pourtant bien conscientes qu?il ne saurait y avoir d?économie de marché sans la grande distribution qui en est la symbolique même. Il ne leur échappe également pas que les grands magasins ont la particularité d?être à la fois de gros clients de l?économie (les produits agricoles et manufacturés se retrouvent sur les étals des grandes surfaces) et des pourvoyeurs d?emplois. Les infrastructures laissées par les EDGA et les Aswaks, pourraient constituer le point de départ d?une grande distribution performante portée par des opérateurs privés et étrangers qui pourraient, si on les leur cédait, accélérer ne serait ce que leur premières installations en Algérie.




Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)
Numéro commentaire : 415326
Posté par : Kessab Amor
Profession : Enseignant
Ville : Alger
Pays : Algérie
Date : 06/01/2020
Message : Cherche désespérément ar hives EDGAlger pour une attestation de travail afin de compléter mon dossier de retraite.



Numéro commentaire : 325511
Posté par : BOUCHAIB ABDELKRIM
Profession : chef de service
Ville : alger
Pays : Algérie
Date : 19/02/2017
Message : je cherche ou je trouverais les archives de l'EDGALGER pour retire mon ats merci



Numéro commentaire : 300056
Posté par : KARIM BOUACHOUR
Profession : vendeur
Ville : alger
Pays : Algérie
Date : 31/05/2016
Message : je cherche ou je trouverais les archive de l' EDGA ALGER pour retire mon ats



Numéro commentaire : 294042
Posté par : messous lies
Profession : Chef de service Approvisionnements
Ville : alger
Pays : Algérie
Date : 14/02/2016
Message : Bonjour, J'aimerais SVP avoir l'adresse du liquidateur de l'EDGA à Alger. J'ai travaillé durant quelques années à l'EDGA d'Hussein Dey. C'est pour me permettre de récupérer mon ATS (attestation de travail et de salaire) pour les années travaillées dans cette entreprise; et ce pour mon dossier de retraite. Merci infiniment.



Numéro commentaire : 236493
Posté par : Benhamamouch el habib
Profession : Enseignant
Ville : Relizane
Pays : Algérie
Date : 17/01/2015
Message : Bonjour, j'ai travaillé plus d'une année à Souk el Fellah puis ASWAK de Mazouna (Relizane), et je sollicite un renseignement de votre part : A qui dois-je m'adresser pour obtenir mon relevé des années travaillées pour dossier de retraite? Mes remerciements.



Numéro commentaire : 97711
Posté par : AZIZ KHARFALLAH
Profession : DIRECTEUR IMPORT
Ville : BEJAIA
Pays : Algérie
Date : 27/05/2013
Message : Bonjour j ai travaillé dix annees entre ASWAK Setif et EDGS Setif (galeries) et je ne sais pas a qui m adresser pour avoir mon relevé des annees travaillees exigees par la CNR merci de m orienter dans les meilleurs delais bonne continuation



Numéro commentaire : 28378
Posté par : FELLA MALEK
Profession : RETRAITE
Ville : ALGER
Pays : Algérie
Date : 07/03/2012
Message : Les employers des Eswaks et des OFLA sont dans la tourmante pour obtenir un relevé des années travaillées dans ses structures. Vous voudriez bien m'indiquer ou pourrais-je obtenir ces renseignements? Merci.