Blida - Cinéma


Culture : BLIDA, Tournage de scènes du film “Mon colonel” à la place du 1er-Novembre.



Culture : BLIDA, Tournage de scènes du film “Mon colonel” à la place du 1er-Novembre.

La place du 1er-Novembre à Blida, connue sous l’appellation de place Ettout (mûres), sera, durant les 22 et 23 avril, le théâtre de scènes de tournage d’un film sur la guerre de Libération nationale intitulée Mon colonel.
Réalisé par Laurent Herbiet et produit par Michèle et Costa-Gavras (KG Productions) et Salem Brahimi (Battam Films), ce document long-métrage de cinéma aura pour acteurs Olivier Gaumiet (prix d’interprétation au festival de Cannes) qui incarnera le rôle du colonel Raoul Duplan et de Charles Aznavour qui jouera le rôle du père de Rossi. Ce film raconte l’histoire d’un colonel en retraite qui a été retrouvé mort. Néanmoins aucun indice permettant l’élucidation du décès de ce colonel n’est apparu. C’est à travers des lettres anonymes, envoyées à la police, qu’il sera révélé des intrigues de ce colonel pendant la guerre d’Algérie, notamment, durant la période vécue à Saint- Arnaud, El Eulma aujourd’hui. Ce sont la torture, le supplice et toutes les incidences qui en résultent, pratiqués par ce colonel, qui sont les conséquences de son assassinat. Les producteurs du film estiment que la place Ettout de Blida a un “rôle important dans le film du fait qu’elle a un lien symbolique avec le drame du colonialisme, de la torture et de l’injustice”. Des scènes comme celles où le colonel “mettant en œuvre la répression et la torture, décide de provoquer et de terroriser les populations en exposant des corps de moudjahidine morts” ou celle de “la fête du 14 juillet durant laquelle un orchestre militaire français est attaqué par les moudjahidine”, ajoutée à cela l’autre scène reproduisant un lynchage à l’encontre de la société civile algérienne par le population française à la suite de l’attaque des moudjahidine. Pour cela, le réalisateur s’excuse sachant que de telles “reconstitutions peuvent réveiller des souvenirs douloureux pour certains”, mais la nécessité de dénoncer “la machine coloniale” les a obligés de recomposer quelques “aspects les plus funestes de la Guerre d’Algérie”. Notons que quelques habitants de la ville des Roses voient d’un œil biaisé ce tournage, considérant qu’il peut susciter leur contrariété d’autant que la place du 1er-Novembre, symbole de la Révolution par excellence, se transformera, l’espace de deux jours, en espace drapé d’emblèmes français.






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