Constantine - Revue de Presse


CONSTANTINE



Cession des biens OPGI au ralenti Très attendue au départ par les locataires de l?OPGI, l?opération de cession des biens immobiliers de cet office public, lancée dernièrement par le ministère de l?Habitat, enregistre pour l?heure des résultats assez timides à Constantine. En effet, les occupants des logements mis en exploitation avant l?année 2000 et éligibles à la vente manifestent jusqu?à présent peu d?engouement pour devenir propriétaires, vraisemblablement « dissuadés » par le prix de cession fixé par le gouvernement. Evalué à 18 000 DA, le mètre carré est jugé trop cher par certains citoyens d?où le nombre réduit des demandes d?achat de logements proposés à la vente. La daïra de Constantine a, à ce titre, enregistré pour le moment 287 demandes concernant le chef-lieu de wilaya ; un nombre qui aurait pu être nettement plus élevé si le tarif du mètre carré n?était pas aussi « excessif », de l?avis de nombreux citoyens qui estiment que « le prix établi par les pouvoirs publics est pratiquement similaire à celui du marché actuel de l?immobilier ». Partant, le prix de revient d?un F3, selon les modalités d?achat proposées par l?Etat, est estimé à plus de 120 millions de centimes si le logement en question est situé dans une cité peu cotée de la ville, et coûterait 80 millions de centimes de plus dans d?autres quartiers. Bon nombre de locataires espéraient, avant le lancement de cette opération, faire l?acquisition de leur logement à un prix plus abordable, mais la plupart ont déchanté surtout après la fin de non-recevoir qu?ont reçue certaines associations locales.Celles-ci avaient, en effet, officiellement saisi la présidence de la République en avril dernier, en vue de revoir à la baisse le prix du mètre carré, mais leur initiative n?a pas reçu d?écho favorable. Pour d?aucuns, l?OPGI de Constantine aurait eu tout à gagner si la requête de ces associations avait été prise en considération puisque cet office public aurait enfin pu récupérer ne serait-ce qu?une partie des loyers impayés, estimés à 50 milliards de centimes à la fin de l?année 2003, d?autant que les postulants à la propriété doivent remplir la totalité de leurs obligations locatives avant la cession. Par ailleurs, la nouvelle ville Ali Mendjli de Aïn El Bey compte, à elle seule, un capital de 30 000 logements concernés, nous dit-on, par l?opération de cession, toutefois, leurs locataires semblent peu alléchés par l?offre des pouvoirs publics eu égard au nombre de demandeurs.




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