Constantine - Revue de Presse


CONSTANTINE

Des émeutiers interpellés La population de la cité déshéritée El Gammas, située à la périphérie de la commune de Constantine, a encore une fois exprimé sa colère et son ras-le-bol en bloquant la route, hier matin, à l?aide de pneus brûlés, notamment, pour exprimer son mécontentement face à la dégradation du cadre de vie. Les manifestants, des jeunes en majorité, ont agi de la sorte pour dénoncer la détérioration du réseau routier suite aux dernières intempéries, les coupures fréquentes du courant électrique et le « refus » des autorités locales, les élus de l?APC particulièrement, d?entreprendre des travaux de réaménagement de la cité qui avaient pourtant fait l?objet de promesses en sus d?une délibération signée. Face à cette « défaillance » des services concernés, selon les insurgés, des barricades ont été dressées à l?entrée de la cité et en contrebas, du côté de la voie express Constantine-El Khroub, paralysant ainsi la circulation automobile. Dépêchés sur les lieux, gendarmes et policiers ont procédé à de nombreuses interpellations parmi les jeunes manifestants, après avoir réussi à les disperser. C?est la seconde fois en moins d?une année que la population de la cité El Gammas se révolte pour dénoncer ses conditions de vie difficiles d?autant que celles-ci sont en perpétuelle dégradation. En effet, déjà grandement éprouvé par les affres du mauvais temps, par les travaux de raccordement de la cité au gaz naturel ainsi que par ceux de l?ADE, le réseau routier d?El Gammas est dans un état des plus déplorables, dangereux même à certains endroits à cause d?ornières, dont la profondeur peut provoquer de sérieux dommages aux véhicules. Pour rappel, l?APC de Constantine avait décidé de débloquer, en janvier 2004, 6 milliards de centimes dans le cadre du Plan communal de développement (PCD) pour la réhabilitation de cette cité négligée depuis de nombreuses années par les officiels locaux, mais depuis rien n?a été entrepris pour améliorer le cadre de vie de ses habitants, ni pour apaiser les esprits des insurgés.
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