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Constantine : Allaoua Zermani réalise la pièce El Kelma Constantine : les autres articles

Constantine : Allaoua Zermani réalise la pièce El Kelma Constantine : les autres articles
La pièce «El Kelma», créée et jouée il y a 28 ans par toute une équipe de comédiens et artistes, -qui avaient façonné l'âge d'or du théâtre régional de Constantine en lui donnant toute sa dimension humaine -, sera revisitée, mais cette fois-ci avec une nouvelle vision, d'autres éléments, une nouvelle portée didactique, en rapport avec les bouleversements tous azimuts qu'a eu à vivre la société algérienne depuis l'Indépendance.
C'est le talentueux comédien Allaoua Zermani qui se lance, pour la première fois, dans la réalisation à travers ce travail dramaturgique, qui demeure une référence dans les annales du TRC. Il est d'ores et déjà immergé dans le travail scénique d'El Kelma, dont la générale est prévu, nous confirme M. Ramdani, directeur du TRC, pour décembre prochain, dans le cadre de l'année du cinquantenaire de l'Indépendance.
La pièce subira de grands changements au niveau de la distribution, du jeu, des comédiens' Allaoua Zermani, fébrile, enthousiaste et pressé, nous en parle succinctement : «Vingt-deux comédiens, des jeunes pour la plupart, joueront dans la pièce.
Nous voulons encourager les jeunes talents, les accompagner, et assurer une relève pour le TRC; dans ce premier travail de réalisation, je veux introduire de nouveaux éléments, montrer aussi, sans flagornerie aucune, qu'à côté du marasme, de belles choses ont été réalisées en Algérie.» Par ailleurs, de grands comédiens, parmi ceux qui ont fait la renommée dramaturgique de la ville du Vieux Rocher, en l'occurrence Abdelhamid Habbati, Antar Hellal et Noureddine Bechkri, -que nous avons rencontrés, dimanche, à la station régionale de l'ENTV lors de la célébration de ses 50 ans d'indépendance-, nous livreront aussi un brin sur ce projet.
«La pièce raconte l'attente terrible d'un vieux maquisard, à qui on avait donné la parole solennelle, ou la promesse (El Kelma) de remettre, -dès l'indépendance-, debout son village qui avait subi les atrocités du colonialisme; tous les jours il se rend sur la route et attend ; il attend à l'infini qu'arrivent enfin des équipes de travailleurs pour rendre la joie aux villageois, reconstruire leur microcosme' » Selon Habbati, la pièce, sans aller jusqu'à l'absurde beckettien de la condition humaine, abordera un sujet plus que jamais d'actualité : le devenir de la société algérienne.




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