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Commune de Naciria : retour aux sources naturelles Boumerdes : les autres articles


Commune de Naciria : retour aux sources naturelles                                    Boumerdes : les autres articles
Les habitants de nombreux villages ont entrepris la réhabilitation des sources naturelles pour éloigner le spectre des pénuries d'eau potable.
Les habitants des villages du sud de la commune de Naciria (Bouassem, Ihassamen et Taâzibt) n'ont plus besoin des services de l'hydraulique et de l'ADE pour étancher leur soif. Leur rêve est devenu désormais une réalité. Le calvaire qu'ils enduraient pour s'alimenter en eau potable n'est plus, depuis quelques semaines, qu'un lointain mauvais souvenir. Le mérite revient à des villageois qui ont travaillé d'arrache-pied depuis septembre 2011 pour acheminer l'eau limpide des sources de Tala Hlal-Ifri jusqu'à tout près du village.
Le pari a été réussi après plusieurs mois de durs labeurs et d'énormes sacrifices consentis par un groupe d'hommes conscients de l'importance et de la valeur de la source pour la vie de leurs concitoyens. La première partie du projet a abouti en juillet dernier avec la construction de deux fontaines publiques d'une capacité de 10 000 L/jour.
La plus importante, comportant 5 robinets qui coulent à flot, a été édifiée au bord de la route desservant les localités du versant ouest de Sidi Ali Bounab. Cette dernière est devenue le point d'attraction de tous les habitants de la région. Des centaines de personnes s'y rendent journellement qui pour puiser une eau rafraîchissante qui pour faire une randonnée dans la périphérie.
«Si on arrive à capter toutes les sources de la périphérie on pourra satisfaire toute la demande. Et lorsqu'on arrive à alimenter des milliers de foyers sans aucune énergie, c'est quand même énorme», dira un villageois. Les sources de Tala Hlal-Ifri remontent, selon certains témoignages, à l'époque Ottomane. Les premiers aménagements de ces sources auraient été effectués vers 1750. Cela fait donc plus de deux siècles que leur eau servait aux populations locales, mais personne n'a jugé utile aujourd'hui à les réhabiliter afin d'emmagasiner les millions de m3 de ce liquide qui partent dans la nature.
«Des étrangers se seraient déplacés sur place après l'indépendance pour s'enquérir du secret de ces sources inégalées. Cependant, ce qu'ils avaient entrepris n'obéit, de mon point de vue, à aucune règle de captage d'eau», soutient Mohamed, 52 ans, un des initiateurs du projet visant la mise en valeur de ces sources afin de permettre aux villageois de s'en servir en temps de pénurie d'eau. «L'idée de réaliser une conduite d'adduction qui devait ramener cette eau de haute qualité au village remonte à 15 ans», dira cet ingénieur en chimie, avant de revenir sur les obstacles et les difficultés rencontrées pour concrétiser ce qu'il considère comme une raison de vivre. La mission n'était pas du tout facile. Mohamed et ses compagnons ont dû batailler pendant plusieurs semaines pour convaincre certains habitants à renoncer à leur «position» qui n'allait pas avec l'intérêt de la population.
«L'eau appartient à toutes les créatures, mais malheureusement il y a des gens qui veulent s'en approprier à elles seules», regrette-t-il. Le projet a coûté plus de 10 millions de dinars. Cette somme, venue en majorité de la part de bienfaiteurs, a servi pour l'achat des conduites d'eau et divers matériaux de construction. «C'était un défi que nous avions pu relever. Au début, personne n'avait cru qu'il arriverait un jour où l'on finirait définitivement avec la consommation d'eau salé servi à travers les robinets», se rappelle un autre volontaire qui se félicite du service rendu à la collectivité. Aujourd'hui, d'aucuns s'accordent à dire que les fontaines ont redonné vie à toute la région.
Certains estiment qu'elles auront même contribué au renforcement des liens et à la consolidation des valeurs d'entre-aide entre les villageois. La région regorge en eau un peu partout, mais il suffit de la chercher et de l'exploiter.
La population locale peut même tourner définitivement le dos à l'eau du robinet, à condition qu'il y ait beaucoup de volontaires, à l'image de Mohamed et de ses compagnons, qui ont mis les intérêts de la communauté au dessus de toute autre considération.


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Numéro commentaire : 304733
Posté par : BOUZID mohamed tahar
Profession : comptable
Ville : ALGER
Pays : Algérie
Date : 19/07/2016
Message : Bonjour Vrement chapeau j ai bu de ce lieu il ya 3 mois environs je suis natif de bouassem lazib wlade an bouzid j habite alger



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