Alger - Revue de Presse


COMMERCE DE DETAIL



L?association des commerçants boude le fisc L?Association pour la défense de l?activité commerciale (ADAC) appelle l?ensemble des commerçants à ne plus payer d?impôt à partir du 20 septembre 2004. « C?est une décision grave, certes, mais nous avons été contraints de recourir à cela, car nous estimons que l?existence même de la corporation est vraiment menacée », a expliqué le président de l?association, Ayache Hafaïfia, lors une conférence de presse tenue hier au siège du Cercle des moudjahidine, à Alger. Le motif numéro un, selon le conférencier, reste le commerce informel qui a tendance à se généraliser au détriment du circuit commercial légal. « Les rues d?Alger pullulent de commerçants à la sauvette sans que les autorités s?en inquiètent. Leur éradication est plus qu?urgente si l?on veut établir une relation saine entre le commerçant et l?administration », a-t-il poursuivi. Les commerçants « officiels » demandent par ailleurs le départ du ministre du Commerce, Noureddine Boukrouh. Celui-ci, selon eux, « ne se souci guère de l?activité commerciale officielle ». « Alors que M. Boukrouh est tenu de nous prêter main-forte, il est là pour négocier l?adhésion de l?Algérie à l?OMC », soutient l?association. Et d?ajouter : « Avec quoi allons-nous affronter les multinationales alors que notre économie, et par là même notre commerce, n?est pas protégée. Les produits importés d?ailleurs tueront immanquablement notre production et de ce fait l?avenir du commerçant est hypothéqué. » L?ADAC tient par ailleurs à dénoncer la loi 04-02 du 23 juin 2004 qui régit l?activité commerciale, particulièrement l?article 41 qui énonce des saisies de marchandises et ce pour défaut de facture ou autres manquements. Dans ce chapitre, le président de l?ADAC signalera que 80 % des articles étalés chez le commerçant sont d?origine étrangère, « donc vendus sans facture ». Et là, l?association semblant sortir du « sujet » montre du doigt « la politique du conteneur », « difficilement contrôlable », selon lui, en matière fiscale. « L?importateur vend souvent sans facture au grossiste et celui-ci de son côté fait de même. Résultat : c?est le petit détaillant, dépourvu lui aussi de facture, qui doit payer la sauce et ça, nous le refusons », a-t-il ajouté. L?ADAC estime toutefois que les commerçants « illégaux » devront être pris en charge par les pouvoirs publics. « Ce sont des citoyens algériens et nous reconnaissons que la plupart d?entre eux sont obligés d?investir la rue pour subvenir aux besoins de leur famille. Nous appelons les communes à mettre à leur disposition des espaces pour qu?ils puissent activer dans la légalité. Et à ce titre, ils payeront leurs impôts comme nous », fera-t-il encore remarquer. L?ADAC, selon son président, a recensé pour la seule daïra de Bab El Oued plus de 400 commerçants à la sauvette. Selon un fonctionnaire du ministère du Commerce leur nombre est évalué par milliers à travers la wilaya d?Alger.




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