clôture de la campagne des vendanges à aïn témouchent, Près de 300 000 de quintaux de raisin cette année



La production des raisins de cuve dans la wilaya d’Aïn Témouchent a atteint 217 016 quintaux, tous cépages confondus, durant la campagne des vendanges 2006, et ce pour une quantité de vin attendue estimée à 304 000 hectolitres, alors que la quantité de raisin vendue est de 60 664 quintaux, soit une production globale de 277 690 quintaux.

La production non réalisée, estimée à 6 500 q, est justifiée, selon la Direction des services agricoles, par l’arrachage du cépage Merseguerra de l’ordre de 300 ha. Les superficies des cépages Cinsault (5 889 ha) et Alicante (5 475 ha) à elles seules se partagent 80% du potentiel viticole avec, respectivement, 41% et 36%. La production de vin obtenue est de 107 894 hl pour le cépage Alicante et 119 070 hl pour Cinsault. À titre de rappel, la production des raisins de cuve réalisée en 2005 était de 286 500 q alors que celle du raisin de table a atteint 79 000 q.
Les stocks de vin et de lie arrêtés au 30 juillet 2006 au niveau des 19 caves vinificatrices sont respectivement de l’ordre de 63 162 hl et 24 197 hl. Selon le bilan de vinification établi par la DSA, les pertes de productions estimées à 6 000 q sont dues essentiellement au dessèchement des grappes de raisin provoqué par les fortes chaleurs et le sirocco au mois d’août dernier.
En effet, à l’instar de la campagne précédente, la préparation et le déroulement de celle des vendanges et vinification 2006 ont été perturbés par diverses contraintes. Ainsi, dans son rapport présenté devant l’exécutif de la wilaya, la Direction des services agricoles fait état d’une majorité de caves vinificatrices qui n’étaient pas préparées à temps, de l’indisponibilité de certains produits nécessaire à la vinification, du manque d’eau, de la surmaturité des raisins due au retard d’ouverture des caves, de la fermeture périodiques de certaines caves en raison de leur saturation ou des pannes fréquentes de leurs équipements, ainsi que du désengagement des transformateurs privés traduit par leur réticence à réceptionner la production viticole, notamment l’ONCV.
Les transformateurs privés, et plus particulièrement l’ONCV, n’ont pas daigné exprimer leurs intentions de réception des raisins jusqu’à l’ouverture de la campagne où ils ont fixé les réceptions à hauteur de 20% seulement de la production totale attendue en posant la condition de ne prendre que les variétés désirées, justifiant leur décision par les difficultés d’écoulement de la production de 2005.
Dans le même sillage, le document fait état du refus des transformateurs privés à afficher les prix d’achat du raisin, provoquant ainsi un mécontentement et une méfiance chez les viticulteurs. L’ONCV a  fait savoir dans un passé récent que la réception de la production doit répondre à l’esprit de la commercialité et de la concurrence. La levée de l’interdiction de l’importation des vins et des spiritueux a donc contraint les responsables de l’office  à revoir leurs exigences pour faire face à une rude concurrence qui se pointe à l’horizon et dont dépend leur survie. Ce qui a poussé les producteurs à lancer un défi : celui de la fabrication de vin de qualité et sa commercialisation dans les marchés locaux et extérieurs.
Enfin, malgré les craintes et les incertitudes qui ont caractérisé la préparation de la campagne vendanges-vinification 2006, celle-ci s’est déroulée dans des conditions normales, voire satisfaisantes grâce aux efforts considérables consentis par l’encadrement de l’administration agricole et la profession.






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