Algérie - Revue de Presse


Cimenterie de Meftah



Un dispositif de dépollution mis en place La décision du ministère de l?Aménagement du territoire et de l?Environnement concernant l?arrêt temporaire de la cimenterie de Meftah n?est finalement pas entrée en vigueur comme prévue hier, mais elle le sera dans les quelques jours à venir. La raison ? Les experts et les technologues étrangers - en collaboration avec des Algériens - qui devaient intervenir pour remettre en marche l?électrofiltre de ladite cimenterie et refaire certaines autres installations ne sont pas encore arrivés. L?arrêt de cette cimenterie est donc « programmé dans les tout prochains jours », a tenu à préciser le ministre de l?Environnement (MATE), M. Chérif Rahmani, dans une conférence de presse tenue hier au siège de son département. « Cela, selon lui, permettra aux experts et spécialistes de tester et de valider les équipements antipollution et d?apporter les réglages nécessaires à leur fonctionnement, et de les rendre ainsi conformes aux standards et aux normes environnementales. » La décision est intervenue suite aux nombreuses interpellations d?associations écologiques locales, notamment l?Association écologique de Meftah (AEM). Après les contrôles effectués par les services du MATE, il a été constaté qu?un certain nombre de valeurs limites, liées aux émanations de poussière générées par la cimenterie, dépassent les normes admises en la matière. De là, « un dispositif de dépollution a été mis en place », a rassuré le ministre. Abdelhamid Thamri, directeur de la SGP de l?industrie du ciment, a souligné, de son côté, qu?au total « un budget de deux milliards de dinars sera consacré à la mise en application du plan de mise à niveau de la cimenterie, enclenché depuis l?année dernière, à même de se mettre en conformité avec les standards écologiques ». Pour lui, le problème de la cimenterie est pris en charge et sera réglé d?une manière définitive bientôt. Il a souligné que le problème n?est pas si grave qu?on le disait : « C?est l?électrofiltre qui est mal réglé. Comme il s?agit d?une technologie de pointe, nous étions obligés de recourir à des experts étrangers qui viendront ces jours-ci. » Répondant aux questions des journalistes, M. Thamri a nié le fait que ce problème s?est posé depuis déjà près de cinq ans sans qu?il soit réglé. « L?électrofiltre a toujours fonctionné sans arrêt depuis son installation. Seulement, précisera-t-il, la cimenterie a augmenté son volume de production depuis 2003 pour répondre aux besoins exponentiels du secteur du bâtiment. La quantité de gaz dégagée a, elle aussi, augmenté et l?électrofiltre n?était pas en mesure de l?endiguer. » M. Abdelhamid Thamri a, par ailleurs, tenu à souligner qu?il y a 12 unités de ciment en Algérie qui ont une capacité productive de 11,5 millions de tonnes par an. Celle de Meftah, ayant une capacité de production d?un million de tonnes/an, produit de 700 à 800 000 tonnes par an. Si les autres cimenteries, selon lui, ne polluent pas leur environnement immédiat, c?est parce qu?elles se sont adaptées aux normes environnementales. De là, il dira qu?il n?y a aucune nécessité à les délocaliser même si elles sont situées tout près des centres urbains, telles que celle de Raïs Hamidou qui - le système de filtration bien mis en place - est dans les normes. Le ministre, tout en constatant l?aggravation de la pollution industrielle, a fait savoir qu?une loi astreignant les industriels à payer une taxe sur la pollution causée sera mise en vigueur dès le 1er janvier 2005. Il compte également mettre un délégué de l?environnement dans chacune des zones industrielles à fort risque de pollution. Il soulignera : « Toute usine qui dépassera le seuil rouge sera fermée définitivement. »




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