Algérie - Revue de Presse


Boghni cernée par les bidonvilles

Boghni n?échappe pas au phénomène de l?agression urbanistique. Au chef-lieu et à la périphérie de la ville, des bidonvilles et des cités-dortoirs abritent des dizaines de familles. Les principaux bidonvilles recensés sont implantés essentiellement au lieudit Ichiouach, ex-base-vie, et les deux cités Hadj Omar 1 et 2. Les baraques de fortune sont faites de tôle et d?autres objets hétéroclites. Les nombreux pères de famille qui y habitent travaillent au noir pour assurer la subsistance de leur progéniture. Nombreux parmi eux sont ceux qui se sont transformés en cordonniers et en ouvriers de déchargement des matériaux de construction. Aucune viabilisation n?a touché ces lieux précaires. En hiver, ils grelottent de froid et en été, ils étouffent sous la tôle. Concernant le suivi médical (vaccination) des enfants et leur scolarisation, c?est loin de constituer une préoccupation pour les autorités. La plupart des enfants sont livrés à la mendicité. Les mères, accompagnées de leurs bambins, s?installent quotidiennement aux coins stratégiques de la ville pour demander l?aumône. C?est bien une triste image qui ne laisse personne indifférent. L?autre bidonville qui rend hideux le chef-lieu de Boghni est celui de l?ex-base-vie. Occupée par des familles locales, cette cité située à proximité de trois établissements scolaires a fait couler beaucoup d?encre. Les résidents ont maintes fois manifesté leur colère, mais pour l?instant, ils n?ont pas trouvé d?oreille attentive en vue de leur relogement. Ils espèrent quitter un jour ces nids de misère pour entrer dans des habitations décentes et sauver leurs enfants de la maladie et du dés?uvrement. Deux autres cités connues depuis la période coloniale sous le nom de « cité Hadj Omar » sont toujours là et font partie du paysage de Boghni. Les familles qui y habitent ont toutes introduit des demandes de logement. Mais comme les quotas de logements sociaux sont donnés au compte-gouttes, ils déséspèrent d?obtenir un jour satisfaction. Rappelons qu?il existe une soixantaine de logements squattés dans la localité, une situation qui n?est pas près d?être réglée.


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