Blida - Revue de Presse


Blida

Les boulangers démissionnaires Comme à l?accoutumée, les jours de fête sont la hantise de tous les célibataires, appelés du service national, les mal-lotis ou - tout simplement - les sans-grade : il ne se trouve pas une boulangerie ouverte, une cafétéria offrant un petit-déjeuner et le tour de la ville jusqu?à une heure avancée du lundi, deuxième jour de fête, confirmait ce constat. Autant les soirées du Ramadhan racolaient la clientèle dans ces lieux publics où les boissons, chaudes ou fraîches, étaient servies dans des tasses et verres qui ne faisaient que passer par le jet d?eau du robinet, quand ce n?est pas par la bassine devenant noirâtre à force d?être sollicitée, autant cette clientèle se retrouve boudée en ces moments de « fraternité ». Les pluies torrentielles qui se sont abattues durant cette période ne sont pas pour arranger les affaires, même des enfants et des marchands de jouets et bonbons, en plus de nombre de citoyens errant par les grands boulevards et trouvant rarement des arcades hospitalières, à défaut d?associations ou d?organismes leur prêtant assistance. Cependant, et comme par enchantement, toutes ces femmes qui pullulaient dans les rues commerçantes, portant des bébés, traquant toute âme qui passe et implorant une aide financière, ont disparu, se sont volatilisées comme par enchantement, démontrant ainsi une organisation parfaite dans la profession de mendiante.
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