Algérie - Association El Amraouia

Biographie Association El Amraouia



Biographie Association El Amraouia
Parmi les troupes et artistes qui se sont produits récemment dans la cité des Zianides, dans le cadre de la semaine culturelle de la wilaya de Tizi Ouzou, il y a l'association musicale andalouse El Amraouia qui a fait sensation.
Qui a dit que la musique andalouse n'avait pas d'ancrage dans la ville de Tizi Ouzou ? Pour ceux qui ne le savaient pas ou qu'ils ne le pensaient pas, ils se sont vite ravisés en découvrant cette association, El Amraouia (de Amaraouas, qui est le nom de la tribu qui habitait la région de Tizi Ouzou) qui, depuis sa création en 2007 (plus exactement le 27 mai, sous le n° d'agrément 99), ne cesse d'étonner et de faire parler d'elle. Sous l'impulsion de son président, le très dynamique Zenboudji Mohamed, professeur à l'université de Tizi Ouzou, El Amraouia a débuté ses activités en s'inscrivant dans le programme de la wilaya et en tentant de décrocher des créneaux pour les répétitions de son ensemble, composé d'une trentaine de membres, dont beaucoup de jeunes.
Ainsi, et tant bien que mal, elle a pu avoir un créneau le vendredi en fin de journée, à la maison de la culture Mouloud Mammeri ainsi que le lundi et jeudi après-midi, voire le vendredi matin, à la maison des jeunes, grâce à l'aide précieuse de son directeur, Chérif Boussaâd, dans le quartier La Carrière. Cette troupe a eu le plaisir de se produire devant le public tizi ouzéen la veille du Mawlid Ennabaoui, le 19 avril dernier, dans la grande salle de la maison de la culture Mouloud Mammeri, où les invités ont été accueillis avec du thé et de la « tamina » pour une soirée enchanteresse sous les mélopées andalouses. « Cette association, rappelle son président, M. Zenboudji, n'est pas née d'une génération spontanée, puisque plusieurs de ses membres ont commencé, il y a une douzaine, voire une quinzaine d'années à pratiquer la musique andalouse sous la direction de Yahia Hammouche, aujourd'hui en France, qui n'est autre que le disciple du maître que nous avons aujourd'hui, en l'occurrence Amar Drif lui-même un des plus brillants élèves d'Abderrazak Fekhardji, tout comme les frères Belkhodja dont Kamel dirige l'association Mezeghena. » Malgré les difficultés qui entravent un peu la marche débutante de cette association qui, dès l'adoption de son premier bilan moral et financier, a mis en place les structures nécessaires à son bon fonctionnement.
Son premier responsable ainsi que ses membres se démènent pour assurer un programme de répétitions le plus complet possible, et à inscrire a un maximum de festivités et de manifestations, mais aussi pour attirer d'éventuels sponsors en attendant l'apport des subventions des pouvoirs publics. Des lettres ont été adressées, à ce propos d'ailleurs, au président de l'Assemblée populaire de wilaya, au président d'APC et bien évidemment à la direction de la culture. Ce qui est certain, c'est que les jeunes membres de cette association, comme le souligne M. Zenboudji, « piaffent d'envie de monter sur scène et concourir avec leurs camarades des autres associations issues des autres villes du pays. Il y a, peut-être, un problème de communication ou d'information qui circule très mal, mais qu'on ne vienne pas nous dire qu'il n'existe pas d'association de musique andalouse à Tizi Ouzou ! ».
Le président de l'association peste aussi contre certains oublis des responsables de la direction de la culture, comme l'impasse faite sur les derniers festivals de Tlemcen (hawzi) et d'Alger (sanaâ). Heureusement que ces derniers se sont rattrapés, en conviant cette troupe de Sanaâ et de noubas à honorer cette musique lors de la semaine de la wilaya de Tizi Ouzou à Tlemcen. Enfin, il y a de fortes chances que l'association El Amaraouia, en collaboration avec d'autres associations, notamment la très dynamique APELAJ (qui a décoré la scène de la soirée du Mawlid Ennabaoui) commémore la traditionnelle soirée du 27e jour du Ramadhan, un rituel datant du temps du groupe Fawdj El Hillal, qui avait pignon sur rue dans la société civile de la ville de Tizi Ouzou, où chaque année plusieurs familles se réunissaient pour célébrer ce rendez-vous cultuel et culturel dans la défunte salle des fêtes de la ville des genêts (brûlée en 1998, lors des événements de Kabylie).



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