Ain Témouchent - Pêche


Beni-Saf, La méthode italienne pour la pêche artisanale



Dans le cadre de la coopération algéro-italienne, l’école de formation technique de pêche et d’aquaculture de Béni Saf, «Zoubida Hagani», abrite jusqu’au 27 novembre prochain une action de formation au profit de 30 professionnels de la pêche artisanale, venus de divers ports des wilayate d’Aïn Témouchent, Tlemcen et Oran. Cette initiative est cependant élargie à six formateurs des instituts et écoles de pêche du pays. La formation est encadrée par un expert italien, membre de la «Lega Pesca», une institution marine italienne. Son cours repose sur les acquisitions les plus récentes dans le domaine de l’équipement de pêche, à la fois en termes de matériels et d’utilisation. A ce propos, des échantillons d’équipement seront présentés et essayés en mer dans l’exercice de la pêche.

Le cours, qui s’étend sur 160 heures, traite, entre autres, des sujets sur les nouvelles technologies de pêche en mer et dans les eaux internes, sur les comparaisons avec d’autres systèmes de pêche artisanale, la typologie des captures, le traitement de la pêche à bord de terre ainsi que le contrôle de la qualité de la pêche.

Des exercices de démonstration durant l’action de pêche devront se dérouler au large du port de Béni Saf. Et, selon la directrice de l’école, Mme Rabea Zerrouki, ce type de formation, très bénéfique en termes de mise à jour du savoir-faire des professionnels de la mer, devra se renouveler périodiquement au niveau de cet établissement où d’autres thèmes seront traités. Enfin, et ouvrant une brève parenthèse autour de ce sujet - la pêche artisanale - les responsables de cette école ont mis en relief l’intérêt qu’accordent aujourd’hui beaucoup de pays du bassin méditerranéen en décidant d’orienter leur choix sur la pêche artisanale.

Effectuée au moyens d’engins passifs, ce type de pêche n’affecte nullement les fonds marins.

Elle trouve son développement autour du tramail, la nasse, la nasse-casier ou encore la ligne. En Italie, en Espagne et en France, les professionnels y adhèrent pleinement.

A l’inverse, la pêche industrielle, où l’on trouve des engins actifs qui sont à l’origine de lourds dégâts, presque irréparables sur la biodiversité, fait l’objet, nous dit-on aussi, de vives critiques. D’où cette récente mise en garde de chercheurs américains et canadiens qui considèrent que la disparition accélérée d’espèces de poissons et crustacés, résultant de la pêche excessive, telle la pêche industrielle, menace notamment la sécurité alimentaire de la planète.

Chez nous, en Algérie, l’étroitesse du plateau continental réclame d’office la pêche artisanale. Il suffit de l’encourager et de la développer, ajoutera cet enseignant de l’école de pêche de Béni Saf.






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