Ain Témouchent - Autres événements culturels


Beni-Saf, Des jeunes colons chantent le Liban



Ils s’appellent Rachid, Amine, Rokia... ils ont à peine entre 10 et 12 ans, ils viennent de Tiaret et de Aïn Témouchent. Dans leur centre de vacances à Siga (Rachgoun Ouest), ils ont vu l’horreur à la télévision, ils ont vu des enfants libanais souffrir. A ces derniers, ils ont dédié leur soirée d’adieu. Ils ont chanté Fairouz, ils ont chanté Marcel Khelifa, ils ont chanté tout simplement... le Liban.

Le spectacle présenté, vendredi soir, par ces jeunes enfants a été tout simplement remarquable. Le responsable du centre Kouider Bendjeffal avait presque les larmes aux yeux: «Depuis une semaine, ils ne parlaient que de ça». La soirée, qui était donnée en plein air et où une pléiade de personnalités étaient invitées, a débuté sous mille feux et le programme fut religieusement respecté. A commencer par cette jeune fille (une véritable sosie de Fairouz) qui en reprenant idylliquement les morceaux de la diva libanaise «El Qods», a plaqué le public dans un silence de cathédrale. La musique et les chants ne s’arrêteront jamais laissant seulement des garçonnets et des fillettes se succéder pour tenir un rôle presque sur mesure. D’autres chorégraphies seront de la partie sous des jeux de lumières luxuriants. Cependant, la grande surprise de la soirée, ou plutôt la cerise sur le gâteau, fut la pièce théâtrale présentée par deux jeunes soeurs bénisafiennes (Asmaa et Hakima) tantôt relayées par leur père Abdallah Bouhassoun. Une pièce, présentée en arabe et en français, arrangée d’un mélange de morceaux tirés de Mohamed Dib, La Fontaine et Inam Roud. Les deux filles, qui viennent, nous dit-on, de participer aux dernières journées internationales du théâtre de Tlemcen, sont grandement engagées pour la cause des enfants. Le spectacle intitulé «Détour de vent» est une pièce dramtico-poétique qui traite un sujet sur les dangers qui guettent l’enfant, le basculement vers la délinquance par exemple. A la fin de la pièce, tout le public s’est levé pour les applaudir.

La soirée continua jusqu’à une heure tardive, cédant la place tantôt au théâtre-chalut (clown...), tantôt au théâtre de la critique dans toutes ses formes telles la comédie, le café-théâtre, le théâtre de rue... plongeant les enfants dans une excitation certainement partagée par un double sentiment de joie et de tristesse. Le premier de retrouver la maman ou le papa, le second de se séparer de ses amis avec lesquels ils viennent de vivre 18 jours ensemble.






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