Béjaia, Fête de la figue à Beni Maouche, Entre qualité et rareté



ce qui devait être la fête de la figue s’est transformé en une véritable foire agricole lundi dernier à l’occasion du coup d’envoi donné sur la place du marché de Beni Maouche. Organisée par l’APC, en collaboration avec l’Association du développement agricole et rural (ADAR), et sous le haut patronage du wali de Béjaïa, la manifestation a démarré en trombe avec, à la clef, quelque trente participants ayant exposé leurs produits fraîchement cueillis ou sortis de terre.

Se tenant traditionnellement au début de la deuxième quinzaine du mois de septembre, cette sixième édition est avancée d’une dizaine de jours car les fruits ont mûri tôt cette année. C’est, en effet, du 4 au 8 septembre que la commune de Beni Maouche accueille ses exposants, participants et autres invités avec cette nouveauté provenant du statut de foire au lieu de fête car, au-delà de l’exposition des différentes variétés de ce fruit traditionnel qui a la cote à l’échelon national, on a eu droit à l’étalage (exposition) de tous les fruits du terroir et d’une panoplie de produits artisanaux. Les stands garnis ont offert aux milliers de visiteurs une multitude de fruits allant de toutes les variétés, de celles de la figue à celles des raisins, en passant par celles des amandes, des grenades, de l’huile d’olive, des mûres, du miel, de la confiture et de celles d’autres produits que les fellahs exposent fièrement. La première journée a été rehaussée par la présence des directeurs du tourisme, de l’artisanat et des services agricoles (DSA). ce dernier à rappelé à un exposant qu’il « s’engage à titre officiel à soutenir le secteur de l’agriculture dans la région, pourvu que les premiers concernés s’organisent ». Un agriculteur a signalé que cette année : « la figue est de très bonne qualité mais elle s’est faite rare à cause des conditions climatiques et de la teigne qui ont causé un ravage. » Rencontré sur place, le président de l’association Amfigal (Aït Maouche Figue Algérie) s’est dit, lui, disposé à prendre en charge la commercialisation de la production des fellahs, pour peu qu’il trouve auprès des autorités ou d’un quelconque investisseur, les facilités qu’il faut pour les transactions qui nécessitent beaucoup de fonds. Au-delà du volet agricole de la manifestation, les présents ont eu droit à des visites guidées sur les lieux historiques et pittoresques dont dispose la région, à l’image de « la colline oubliée » du mythique village Outhrounen, et du canyon situé à Aït Khiar, qu’on surnomme ici « le Colorado kabyle ». Ainsi, les organisateurs ont tablé cette année sur le mélange entre culture, tourisme et agriculture, susceptible d’assurer son développement et pour sortir cette région de l’enclavement.






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